Un homme perdu

Réalisé par Danielle Arbid (2007)

Drame
Un homme perdu
Durée 90 minutes
Sortie 19/09/2007
Note 5/10

Vingt ans après s'être enfui de Beyrouth en 1985, Fouad Saleh parcourt le Moyen-Orient comme un vagabond, sans but et sans souvenir. A la frontière entre la Syrie et la Jordanie, il se fait repérer par Thomas Koré, un photographe français, en quête de photos érotiques. Les deux hommes partent ensemble à Amman, où Fouad sert de guide à Thomas pour trouver des femmes prêtes à coucher et à être prises en photo.

La critique

Par Tootpadu 10/07/2007

Dans son deuxième long-métrage, Danielle Arbid garde toujours un lien avec le Liban. Mais cette fois-ci, ce rapport est plus indirect, voire abstrait. Au point que la guerre au pays du cèdre laisse des traces très vagues. Ce manque de précision se traduit par un flottement narratif, ainsi qu'un ton sans emprise réelle sur l'intrigue minimaliste.
Car l'action principale d'Un homme perdu consiste en une série de rencontres plus ou moins glauques. Depuis Le Voyeur de Michael Powell, nous n'avons pas assisté à une exploration du rapport entre la photographie et la sexualité qui tirait aussi ostensiblement vers une perversité malaisante. Tout au long du voyage de ces deux hommes distants, qui se sont rencontrés sans que l'on sache réellement pourquoi, les nuits inconfortables, dépourvues d'une prise de plaisir quelconque se succèdent. Même s'il ne s'agit pas réellement d'une descente aux enfers, mais plutôt d'une forme détournée de tourisme sexuel dans une région qui n'est pas du tout réputée pour ce genre de chose, il n'est pas vraiment aisé d'y trouver un intérêt ou au moins une raison d'être.
Cette impression de distance et d'arbitraire est encore renforcée par la mise en scène en position d'observation d'Arbid et par le jeu étrangement narquois de Melvil Poupaud et très passif d'Alexander Siddig.

Vu le 3 juillet 2007, au Club de l'Etoile

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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