War Episode 1 : Une guerre nécessaire (The)
Réalisé par Ken Burns, Lynn Novick (2008)
| Durée | 128 minutes |
| Sortie | 09/04/2008 |
| Note | 6/10 |
L'engagement américain dans la Seconde Guerre mondiale a été déclenché par l'attaque de Pearl Harbor en décembre 1941. Le premier épisode du documentaire fleuve de Ken Burns et Lynn Novick retrace la première année de guerre pour les Américains, avec notamment l'expansion japonaise au Pacifique du Sud, l'internement des immigrés japonais, l'abandon des soldats américains aux Philippines et les premières victoires de Guadalcanal. Les souvenirs d'habitants de quatre villes américaines, Sacramento, Mobile, Waterbury et Leverne, servent de fil conducteur pour évoquer cette guerre mondiale du point de vue d'hommes et de femmes ordinaires.
La critique
Par Tootpadu 16/05/2007
Aussi bien documentée et informative, voire captivante, soit-elle, cette entrée en la matière, présentée telle une mise en bouche avant la première marathon à Cannes dans quelques jours, n'apporte en effet rien de nouveau pour quiconque s'intéresse un minimum à l'histoire encore relativement récente. Le but avoué de la production est en effet de rendre ce passé plus palpable aux jeunes générations et, à la fois, de donner la parole à leurs aînés qui y ont activement participé, et qui sont en train de disparaître. En vue d'une ignorance grandissante à ce sujet, notamment parmi les adolescents américains (cf. une scène clef dans le pas moins édifiant Ecrire pour exister), la vocation principale de The War est donc de les familiariser avec cet événement qui a forgé leur nation. Quitte à paraître un peu répétitif pour les spectateurs mieux informés ...
Car le style de Ken Burns est à la pointe de l'information divertissante à l'américaine. Appuyé par de nombreuses photos et des témoignages parfois fortement émotionnels, il orchestre son documentaire presque comme une fiction. Son principal allié dans cette démarche passablement discutable est la musique, qui reste omniprésente et sournoisement discrète, à l'exception d'une chanson finale profondément patriotique, interprétée par Norah Jones.
Intéressant plus par la façon, culturellement imprégnée, de ce qu'il dit que par son contenu, ce documentaire donne un peu l'impression de faire doublon, à quelques détails près, avec des productions audiovisuelles européennes semblables. Mais en même temps, que reste-t-il d'original à dire sur ce monument douloureux de notre histoire commune qu'est la Seconde Guerre mondiale ?
Vu le 11 mai 2007, au Club de l'Etoile, en VO