Dans les cordes

Réalisé par Magaly Richard-Serrano (2007)

Drame sportif
Dans les cordes
Durée 94 minutes
Sortie 04/04/2007
Note 5/10

Angie et sa cousine Sandra sont entraînées depuis de longues années par Joseph, le père d'Angie, en boxe française. Le jour de leur première grande finale en championnat, Sandra vainc brillamment, alors qu'Angie est mise sur le tapis sans réellement se battre. A partir de cet événement décisif, Joseph abandonne ses espoirs de réussite pour sa fille et s'investit complètement dans l'entraînement de sa nièce, qu'il avait adoptée après le décès de sa belle-soeur. Mais Angie veut comprendre les raisons pour son échec et remonter sur le ring afin de prendre sa revanche.

La critique

Par Tootpadu 09/03/2007

Pour un premier film, cette histoire de conflits familiaux sur fond de boxe n'est pas sans intérêt. Familière du milieu, la réalisatrice sait décrire le petit monde du sport amateur avec précision et un peu de passion. Dans le club de Joseph, ce n'est pas l'argent qui compte, mais l'engagement entier envers la discipline et l'entraînement. Le sport prend alors un rôle social primordial, dans le contexte modeste du film. Chaque personnage s'identifie par rapport à lui, que ce soit comme poudre magique qui permet une mise en valeur (les deux filles et notamment Sandra) ou comme obstacle à l'épanouissement pour la femme de Joseph, qui mène une vie à l'écart, avec ses jumelles d'observatrice passive.
Raconté avec la hargne qui caractérise les affrontements dans le ring et les engueulades dans le cercle familial, le film ne dépasse à aucun moment l'objectif qu'il s'est fixé. En tant qu'histoire familiale dans un milieu populaire qui se consume pour et par la boxe, Dans les cordes est une oeuvre solide sans ambitions démesurées. Il lui manque cependant le petit plus qui l'arracherait de la médiocrité respectable, qui en ferait plus qu'un énième film honnête sur un aspect de la vie en banlieue.
Au moins, les deux jeunes comédiennes, Louise Szpindel et Stéphanie Sokolinski, incarnent avec conviction leurs rôles respectifs. C'est grâce à leur grogne sourde que le film prend vie de temps en temps. Autrement, il aurait tendance à se perdre dans le pittoresque populaire sympathique, mais sans signes distinctifs.

Vu le 8 mars 2007, au Club Marbeuf

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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