Sagrada familia (La)
Réalisé par Sebastian Campos (2007)
Drame
| Durée | 100 minutes |
| Sortie | 24/01/2007 |
| Note | 5/10 |
Pour le week-end de Pâques, une famille chilienne se réunit comme chaque année dans sa maison au bord de la mer. Alors que la mère craint une invasion de lapins, le père s'intéresse à Sofia, une étudiante de théâtre et la nouvelle copine de Marco, le fils cadet. Ce dernier, qui a choisi le même métier d'architecte que son père, se remet d'un accident de voiture qu'il a eu peu de temps avant, par la faute de Sofia. Le fils aîné Aldo a emmené le jeune Pedro, un camarade d'études de droit dont il est amoureux.
La critique
Par Tootpadu 18/12/2006
Ce film chilien, récompensé dans de nombreux festivals à travers le monde, aimerait tant être le Festen de cette décennie. Mais au final, il n'en est qu'un reflet pâle et passablement fade. Les retrouvailles mouvementées d'une famille bourgeoise lors d'une fête religieuse y sont le prétexte pour un enchaînement de frictions. L'harmonie apparente du début vole vite en éclats, le groupe est tronqué par le départ soudain de la mère, et tous les malheurs et les émotions réprimées garantissent une fin des plus désespérantes.
La nature trompeuse du bonheur familial frustre moins ici que la manière désagréablement convenue pour la dévoiler. Le couple homo ne tient pas, parce que le jeune étudiant ne s'assume pas. Le couple hétéro se décompose en raison des avances du père. Et le personnage principal, Marco, le fils, est encore plus tortueux que les autres, en proie aux idéaux auxquels il ne correspond pas (le discours sur l'homme fort), et épris d'une amie de longue date. Les rares éléments qui apportent un peu de profondeur et d'humanité réelles à cet environnemment névrosé, comme la mère, s'éclipsent bien trop vite pour laisser un impact bénéfique derrière eux.
Déjà anémique en termes d'enjeux dramatiques, en comparaison avec le tour de force de Thomas Vinterberg, ce premier long-métrage de Sebastian Campos est de surcroît trop tributaire de l'aspect esthétique du dogme, même s'il ne s'en réclame pas ouvertement. Le vacillement incessant de la caméra tenue à la main ou attachée aux comédiens (l'ultime déroute de Marco) rend l'image particulièrement instable, nerveuse et, en fin de compte, laide. Si la mobilité accrue et le cadrage très approximatif peuvent être justifiés pour certaines séquences, dans d'autres, ils s'érigent tels des obstacles frustrants contre la compréhension et l'appréciation du contenu.
La nature trompeuse du bonheur familial frustre moins ici que la manière désagréablement convenue pour la dévoiler. Le couple homo ne tient pas, parce que le jeune étudiant ne s'assume pas. Le couple hétéro se décompose en raison des avances du père. Et le personnage principal, Marco, le fils, est encore plus tortueux que les autres, en proie aux idéaux auxquels il ne correspond pas (le discours sur l'homme fort), et épris d'une amie de longue date. Les rares éléments qui apportent un peu de profondeur et d'humanité réelles à cet environnemment névrosé, comme la mère, s'éclipsent bien trop vite pour laisser un impact bénéfique derrière eux.
Déjà anémique en termes d'enjeux dramatiques, en comparaison avec le tour de force de Thomas Vinterberg, ce premier long-métrage de Sebastian Campos est de surcroît trop tributaire de l'aspect esthétique du dogme, même s'il ne s'en réclame pas ouvertement. Le vacillement incessant de la caméra tenue à la main ou attachée aux comédiens (l'ultime déroute de Marco) rend l'image particulièrement instable, nerveuse et, en fin de compte, laide. Si la mobilité accrue et le cadrage très approximatif peuvent être justifiés pour certaines séquences, dans d'autres, ils s'érigent tels des obstacles frustrants contre la compréhension et l'appréciation du contenu.
Vu le 18 décembre 2006, au Club Marbeuf, en VO
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10