Here, les plus belles années de notre vie

Here, les plus belles années de notre vie
Titre original:Here
Réalisateur:Robert Zemeckis
Sortie:Cinéma
Durée:104 minutes
Date:06 novembre 2024
Note:
Toute l’équipe de Forrest Gump revient au cinéma, et vous transporte dans un voyage unique à travers le temps. L’histoire de familles dont les peines, les joies et les moments de doutes se font écho à travers les générations.

Critique de Mulder

Le film Here, inspiré de l’œuvre de Richard Mac Guire, sous la direction de Robert Zemeckis, nous plonge d’emblée dans un paysage en plein mouvement avec la naissance de notre univers depuis la préhistoire jusqu’à nos jours en 2024. En un saut gigantesque dans l’espace-temps, nous sommes propulsés au sein d’un appartement vide avec la présence d’une responsable d’agence immobilière. Un jeune couple Al et Rose semble conquis par cette location, nous sommes dans les débuts de la construction en 1907 et c’est ainsi que débute notre histoire.

 La caméra est fixe, la scène se déroule en un seul lieu, une seule pièce, l’unique espace de vie est la salle de séjour. Puis au bout de quelques instants, s’ouvrent à l’écran de façon inattendue de petits carrés, avec à  l’intérieur les personnages du film, puis ces petits carrés se referment pour nous faire plonger en plein écran chez un autre couple au décor différent. C’est assez déroutant de passer en un instant d’une famille à l’autre. Il faut, en fonction du ressenti et de l’attention de chaque spectateur, un certain temps d’adaptation, et de recul pour bien suivre le fil conducteur de la vie de chaque locataire. Mais grâce à l’habilité, à la précision des décorateurs et costumiers, nous parvenons au bout de plusieurs minutes, à mieux comprendre, et reconnaître en un coup d’œil, la spécificité de l’appartement de chacun des couples où nous nous trouvons, en particulier avec le grand canapé, la table, le papier peint, la musique d’ambiance et les vêtements.

Une fois passé ce cap, c’est avec plaisir que l’on se surprend à penser et imaginer, quelle sera la prochaine fenêtre d’accès, qui retrouverons nous ? Rose et Al ou Margaret et Richard, suspens en perspective. Il est vrai que ces retours incessants de personnages et de changement de situation peuvent gêner la compréhension de l’histoire, nous ennuyer et ne plus nous permettre d’apprécier le film et ses locataires successifs. On peut être perdu et ressentir aussi quelques difficultés à se rappeler exactement les visages, les prénoms des personnages. 

Toms Hanks et Robin Wright sont bluffants de vérité, nous les voyons peu à peu vieillir, changer d’apparence et passer de 20 ans à l’âge de la retraite, c’est grâce à un système élaboré de l’IA qui permet de prendre dans une banque de données les photos et vidéos des acteurs au début de leur carrière, pour les greffer sur leurs identités, permettant ainsi un jeu d’acteur plus naturel, un réalisme accru sans artifice ni perruques ni prothèses. C’est une vraie prouesse technique, on peut tout à fait imaginer également que le film ait été tourné et réalisé il y a une trentaine d’années pour l’ambiance, ses couleurs, son atmosphère feutrée dans un décor suranné. 

La musique est omniprésente reflétant à merveille les époques qui se suivent, avec selon les familles des notes parfois dynamique, plus romantique ou pleine d’émotion et qui donne envie de danser, chaque air s’adapte parfaitement à l’atmosphère de la pièce et permet à coup sûr d’être en communion avec les couples qui s’y trouvent. Le décor est remarquable, juste, le canapé entre autres change de forme mais reste un élément fort de la pièce, c’est ici que tout se joue, l’amour, les joies, les regrets, les émotions, les désaccords. Ces couples sont attachants comme ils le sont vis-à-vis de leur appartement, nous suivons avec plaisir leurs existences au fil du temps. La réalisation est telle qu’il n’est nul besoin d’avoir envie de connaître les autres parties de l’appartement, l’unique pièce de la salle à manger suffit à refléter l’atmosphère de ses occupants.

Here est un film tout public, déroutant, innovant, osé par sa mise en scène de plan fixe de caméra dans une pièce unique, plaisant à regarder mais qui requiert un minimum d’attention au début du film, plein d’émotion, de vrais moments de vie qui se déroulent devant nos yeux, une musique bien en accord avec la situation des personnages et leur époque.

Here
Réalisé par Robert Zemeckis
Écrit par Eric Roth, Robert Zemeckis
D'après Ici de Richard McGuire
Produit par Robert Zemeckis, Jack Rapke, Derek Hogue, Bill Block
Avec Tom Hanks, Robin Wright, Paul Bettany, Kelly Reilly
Directeur de la photographie : Don Burgess
Montage : Jesse Goldsmith
Musique : Alan Silvestri
Sociétés de production : TriStar Pictures, Miramax, ImageMovers
Distribué par Sony Pictures Releasing (Etats-Unis), SND (France)
Dates de sortie : 25 octobre 2024 (AFI Fest), 1er novembre 2024 (États-Unis), 6 novembre 2024 (France)
Durée : 104 minutes

Vu le mardi 4 mars 2025 au Cinéma Max Linder

Note de Mulder:

Critique de Cookie

Le film Here, inspiré de l’œuvre de Richard Mac Guire, sous la direction de Robert Zemeckis, nous plonge d’emblée dans un paysage en plein mouvement avec la naissance de notre univers depuis la préhistoire jusqu’à nos jours en 2024. En un saut gigantesque dans l’espace-temps, nous sommes propulsés au sein d’un appartement vide avec la présence d’une responsable d’agence immobilière. Un jeune couple Al et Rose semble conquis par cette location, nous sommes dans les débuts de la construction en 1907 et c’est ainsi que débute notre histoire.

 La caméra est fixe, la scène se déroule en un seul lieu, une seule pièce, l’unique espace de vie est la salle de séjour. Puis au bout de quelques instants, s’ouvrent à l’écran de façon inattendue de petits carrés, avec à  l’intérieur les personnages du film, puis ces petits carrés se referment pour nous faire plonger en plein écran chez un autre couple au décor différent. C’est assez déroutant de passer en un instant d’une famille à l’autre. Il faut, en fonction du ressenti et de l’attention de chaque spectateur, un certain temps d’adaptation, et de recul pour bien suivre le fil conducteur de la vie de chaque locataire. Mais grâce à l’habilité, à la précision des décorateurs et costumiers, nous parvenons au bout de plusieurs minutes, à mieux comprendre, et reconnaître en un coup d’œil, la spécificité de l’appartement de chacun des couples où nous nous trouvons, en particulier avec le grand canapé, la table, le papier peint, la musique d’ambiance et les vêtements.

Une fois passé ce cap, c’est avec plaisir que l’on se surprend à penser et imaginer, quelle sera la prochaine fenêtre d’accès, qui retrouverons nous ? Rose et Al ou Margaret et Richard, suspens en perspective. Il est vrai que ces retours incessants de personnages et de changement de situation peuvent gêner la compréhension de l’histoire, nous ennuyer et ne plus nous permettre d’apprécier le film et ses locataires successifs. On peut être perdu et ressentir aussi quelques difficultés à se rappeler exactement les visages, les prénoms des personnages. 

Toms Hanks et Robin Wright sont bluffants de vérité, nous les voyons peu à peu vieillir, changer d’apparence et passer de 20 ans à l’âge de la retraite, c’est grâce à un système élaboré de l’IA qui permet de prendre dans une banque de données les photos et vidéos des acteurs au début de leur carrière, pour les greffer sur leurs identités, permettant ainsi un jeu d’acteur plus naturel, un réalisme accru sans artifice ni perruques ni prothèses. C’est une vraie prouesse technique, on peut tout à fait imaginer également que le film ait été tourné et réalisé il y a une trentaine d’années pour l’ambiance, ses couleurs, son atmosphère feutrée dans un décor suranné. 

La musique est omniprésente reflétant à merveille les époques qui se suivent, avec selon les familles des notes parfois dynamique, plus romantique ou pleine d’émotion et qui donne envie de danser, chaque air s’adapte parfaitement à l’atmosphère de la pièce et permet à coup sûr d’être en communion avec les couples qui s’y trouvent. Le décor est remarquable, juste, le canapé entre autres change de forme mais reste un élément fort de la pièce, c’est ici que tout se joue, l’amour, les joies, les regrets, les émotions, les désaccords. Ces couples sont attachants comme ils le sont vis-à-vis de leur appartement, nous suivons avec plaisir leurs existences au fil du temps. La réalisation est telle qu’il n’est nul besoin d’avoir envie de connaître les autres parties de l’appartement, l’unique pièce de la salle à manger suffit à refléter l’atmosphère de ses occupants.

Here est un film tout public, déroutant, innovant, osé par sa mise en scène de plan fixe de caméra dans une pièce unique, plaisant à regarder mais qui requiert un minimum d’attention au début du film, plein d’émotion, de vrais moments de vie qui se déroulent devant nos yeux, une musique bien en accord avec la situation des personnages et leur époque.

Here
Réalisé par Robert Zemeckis
Écrit par Eric Roth, Robert Zemeckis
D'après Ici de Richard McGuire
Produit par Robert Zemeckis, Jack Rapke, Derek Hogue, Bill Block
Avec Tom Hanks, Robin Wright, Paul Bettany, Kelly Reilly
Directeur de la photographie : Don Burgess
Montage : Jesse Goldsmith
Musique : Alan Silvestri
Sociétés de production : TriStar Pictures, Miramax, ImageMovers
Distribué par Sony Pictures Releasing (Etats-Unis), SND (France)
Dates de sortie : 25 octobre 2024 (AFI Fest), 1er novembre 2024 (États-Unis), 6 novembre 2024 (France)
Durée : 104 minutes

Vu le mardi 4 mars 2025 au Cinéma Max Linder

Note de Cookie: