Camping
Réalisé par Fabien Onteniente (2006)
| Durée | 99 minutes |
| Sortie | 26/04/2006 |
| Note | 5/10 |
C'est les vacances. De Melun, de Nantes, de Dijon et de Paris, les touristes affluent sur les plages atlantiques. Sur le camping "Les Flots bleus" près d'Arcachon, un groupe d'habitués se retrouve année après année, pour s'amuser et se reposer. La destination du fortuné chirurgien esthétique Michel Saint Josse n'est point ce coin du paradis populaire, mais les hôtels huppés de Marbella. Seulement, sa voiture de collection tombe en panne tout près du camping et le temps de la faire réparer, il est obligé d'accepter l'hospitalité des joyeux campeurs.
Les critiques
Par Mulder 01/05/2006
On est indulgent en voyant cette oeuvre car celle-ci est inspirée par les expériences passées en camping de Frank Dubosc. Tout semble juste ici, même si on est en pleine France profonde. Avec du recul, on pourrait presque y voir un documentaire sociologique sur les Français moyens nourris au barbecue et au Ricard. La durée traditionnelle d'1h30 pour une comédie scie bien au rythme de celui-ci. Reste que Gérard Lanvin en chirurgien esthétique semble assez faux. Cette erreur de casting est un des nombreux points négatifs de ce film.
En gros, si vous aimez vous reposer les neurones et passer du bon temps entre amis, Camping est un film à voir. Pour les autres passez votre chemin et allez plutôt voir ou revoir L'âge de glace 2 si vous voulez rire non stop.
Vu le 29/04/06 à la séance de 15h45 salle 01 au Gaumont du Disney Village
Par Tootpadu 13/04/2006
En tout cas, ce troisième "Camping" cinématographique en un an, après Camping à la ferme et Camping sauvage, atteint un certain niveau de divertissement en tant que comédie bien franchouillarde. C'est l'outrance même des manières du groupe de personnages, l'un plus ringard que l'autre, qui permet une hilarité mesurée, alors que l'accumulation de clichés sociaux est plutôt pénible. La France d'en bas selon Fabien Onteniente est ainsi constituée de personnes fortement embourgeoisées, nombrilistes et surtout préoccupées par des histoires de couples. La diversité française n'y a qu'une place anecdotique (une femme africaine qui est mariée avec un Portugais, deux gays qu'on aperçoit à peine en train de danser dans une boîte), et la célébration des clichés narratifs peut se dérouler sans encombre.
Et pourtant, en dessous de deux effets de style qui expriment, surtout pour le premier, l'horizon très limité des convives et de l'histoire (un plan à forte charge d'images numériques qui est censé démontrer à quel point "Les Flots bleus" représentent le centre de l'univers, et le passage du temps à travers les feuilles d'un calendrier qui se suivent), la mise en scène titille quand même un peu l'humanité des personnages. Après tout, tel pourrait être le message consensuel du film, nous avons tous les mêmes désirs et les mêmes peines, peu importe la façon dont nous passons nos vacances. De quoi sans doute donner la nausée à certains spectateurs qui en ont marre de voir encore et encore Claude Brasseur brailler sans finesse et Gérard Lanvin traverser stoïquement des petites comédies sans envergure.
Vu le 10 avril 2006, à la Salle Pathé Lincoln