Ivresse du pouvoir (L')
Réalisé par Claude Chabrol (2006)
| Durée | 110 minutes |
| Sortie | 22/02/2006 |
| Note | 6/10 |
La juge Jeanne Charmant Killman est chargée d'instruire le dossier Humeau, le président d'un grand groupe, inculpé pour abus de biens sociaux et trafic d'influences. Petit à petit, la juriste ambitieuse découvre un vaste réseau de blanchiment d'argent. Mais ses enquêtes musclées font trop de bruit selon l'avis de ses supérieurs et de fonctionnaires haut placés. Sans parler de sa vie privée qui bat de plus en plus de l'aile, après chaque nouveau coup médiatique ou chaque nouvelle inculpation prestigieuse.
Les critiques
Par Mulder 14/03/2006
Comme dans tous les films de Claude Chabrol récents, on retrouve avec plaisir un cinéaste qui a toujours su trouver un bon casting, un bon scénario afin d’étayer au maximum ses propos. Mention spéciale à Isabelle Huppert qui fait une nouvelle fois une très bonne interprétation.
Film français à voir au cinéma si vous avez une carte illimitée ou attendez sa diffusion prochaine sur F2..
Vu le 26/02/06 à 20h00 salle 14 au Gaumont du Disney Village
Par Tootpadu 09/02/2006
Lentement, le cinéaste retrouve le souffle malicieux qui s'était partiellement évaporé dans son film précédent, La Demoiselle d'honneur. La méchanceté délicieuse n'est pas aussi soutenue ici que dans ses deux dernières grandes réussites (Merci pour le chocolat et La Fleur du mal, encore et toujours), mais les morceaux de bravoure s'intègrent mieux dans le flux narratif élégant, quoiqu'un peu éparpillé, que lors de la relation tortueuse de son film précédent. Pour un thriller à mi-chemin entre les domaines politiques et juridiques, la tension est en effet un peu trop sophistiquée à notre goût. Jamais en manque d'intelligence et de petites pointes assassines, le scénario peine par contre à trouver des bribes de vie dans les hautes sphères de la magistrature et de la finance. Il en ressort un récit très soigné, à la structure un peu hasardeuse (les nombreux fondus au noir) et à la mise en scène sobre mais guère ingénieuse.
Dans sa septième collaboration avec un des réalisateurs français les plus consistants, Isabelle Huppert est une fois de plus d'une justesse et d'une fragilité impressionnantes. Cependant, les grands moments d'acteur sont réservés aux hommes d'affaires véreux qui s'adonnent à des parodies savoureuses, Jean-François Balmer en tête.
Vu le 6 février 2006, à l'Elysées Biarritz