Disparitions
Réalisé par Christopher Hampton (2005)
Thriller
| Durée | 108 minutes |
| Sortie | 23/03/2005 |
| Note | 4/10 |
En 1976, Buenos Aires est hantée par des disparitions d'individus. Tous ont pris directement ou indirectement parti contre la dictature de PERON qui contrôle le pays.
Carlos Rueda est auteur dramatique et directeur d'un théâtre pour enfants, il a le pouvoir de prédire l'avenir des personnes qui l'entourent. Un jour, après avoir écrit un article controversé dans un journal local, il voit sa femme disparaître. Il va alors se servir de son don pour la retrouver.
(Source Allociné)
La critique
Par Tootpadu 31/03/2005
Pire encore que les films qui se servent d'un sujet sérieux pour le transformer en un spectacle divertissant sont ceux qui le font et qui, après, continuent de se prendre au sérieux. Ainsi, ce mélange improbable entre les atrocités de la dictature et les capacités de clairvoyance est la plupart du temps pompeux et énervant. Perturbé sans relâche par les visions injustifiables du protagoniste, le thème des personnes disparues en Argentine au cours des années 1970 n'arrive à aucun moment de monopoliser l'attention. Au pire, il ne sert que de décor complaisant à la mise en scène narcissique du personnage. Pour résumer, tout le film se tourne autour des visions éclairs de Rueda et de son parcours fabriqué de toutes pièces.
D'une structure et d'un propos hautement discutables, le film ne s'en sort guère mieux avec des interprétations sans finesse. Antonio Banderas, avec sa filmographie très moyenne, pour rester poli, depuis qu'il a quitté l'Almodovar de son Espagne natale, ne dispose pas du tout de la carrure pour faire de son personnage autre chose qu'un pauvre illuminé. Et Emma Thompson se borne à une seule expression, à un seul ton de voix, en parfaite harmonie avec la simplicité paresseuse de l'ensemble du film. Il y a certes son cri silencieux, qui nous laisse espérer pour un bref instant qu'un éventuel investissement émotionnel dans cet ennui sec serait possible, mais finalement, les jours où cette actrice britannique pouvait nous enthousiasmer de film en film paraissent définitivement révolus. Au moins, revoir Claire Bloom dans un rôle à l'assimilation maladroite entre les horreurs argentines et celles de l'Allemagne nazi nous rappelle avec nostalgie la filmographie de cette comédienne élégante et toujours belle.
Une occasion tristement ratée de rendre compte des disparus de la dictature militaire, par la faute d'une trop grande importance donnée à l'élément surnaturel, d'une interprétation légère et d'une mise en scène bancale.
D'une structure et d'un propos hautement discutables, le film ne s'en sort guère mieux avec des interprétations sans finesse. Antonio Banderas, avec sa filmographie très moyenne, pour rester poli, depuis qu'il a quitté l'Almodovar de son Espagne natale, ne dispose pas du tout de la carrure pour faire de son personnage autre chose qu'un pauvre illuminé. Et Emma Thompson se borne à une seule expression, à un seul ton de voix, en parfaite harmonie avec la simplicité paresseuse de l'ensemble du film. Il y a certes son cri silencieux, qui nous laisse espérer pour un bref instant qu'un éventuel investissement émotionnel dans cet ennui sec serait possible, mais finalement, les jours où cette actrice britannique pouvait nous enthousiasmer de film en film paraissent définitivement révolus. Au moins, revoir Claire Bloom dans un rôle à l'assimilation maladroite entre les horreurs argentines et celles de l'Allemagne nazi nous rappelle avec nostalgie la filmographie de cette comédienne élégante et toujours belle.
Une occasion tristement ratée de rendre compte des disparus de la dictature militaire, par la faute d'une trop grande importance donnée à l'élément surnaturel, d'une interprétation légère et d'une mise en scène bancale.
Vu le 31 mars 2005, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 20, en VO
★★★★☆☆☆☆☆☆
4/10