Je préfère qu'on reste amis ...

Réalisé par Eric Toledano, Olivier Nakache (2005)

Comédie
Je préfère qu'on reste amis ...
Durée 100 minutes
Sortie 23/02/2005
Note 5/10

Claude Mendelbaum est un informaticien trentenaire, célibataire, timide, hypocondriaque et transparent. Depuis Vicky, sa dernière histoire d'amour, il a du mal à remonter la pente. Son travail dans une grande tour de la Défense, peu propice aux rencontres amoureuses, lui prend tout son temps, alors forcément les chances de rencontrer "LA" femme sont infiniment réduites. Le hasard place Serge sur la route de Claude. Divorcé, père de deux fillettes, Serge est un homme élégant, au sourire immaculé, c'est l'archétype du parfait célibataire qui s'assume sur le fil de la cinquantaine clinquante. Même si les deux hommes sont diamétralement opposés tant dans leur caractère que dans leur démarche, un objectif commun va rapidement les réunir : la quête de l'âme soeur...
(Source Allociné)

La critique

Par Tootpadu 15/03/2005

Un brin indécise sur ce qu'elle veut réellement, cette comédie des coeurs solitaires se laisse regarder sans déplaire. La répartition des tâches entre les deux personnages principaux est en effet un peu convenue, sans même parler de la mise en scène ordinaire. Mais l'angle sous lequel la thématique des célibataires est abordé fait au moins preuve d'un esprit combatif, malgré l'enchaînement des défaites affectives. A la pitié pour ce pauvre Claude se mêle alors un certain attachement, dû pour la plupart à sa lucidité en vue de sa situation d'homme seul.
Bien que Jean-Paul Rouve se débrouille fort bien pour ses débuts de tête d'affiche, c'est une fois de plus l'incommensurable faculté de Depardieu de s'approprier pratiquement chaque rôle qui étonne. Très loin de la gouaille de Boudu, il donne à ce Serge fêtard et coureur de jupons une gravité attendrissante. Peu importe alors les coups bas de son personnage, il y a toujours une tristesse d'homme brisé qui transparaît en dessous de son attitude dépensière. Depardieu cultive une compréhension du métier qui n'est pas forcément celle d'Annie Girardot, incapable de donner une quelconque fraîcheur à sa vieille mère sénile.
Nous ignorons l'effet que cette comédie mélancolique pourrait avoir sur des célibataires endurcis, mais d'un point de vue extérieur, elle est certes sympathique, mais sans grande envergure.

Vu le 15 mars 2005, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 15

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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