Virgil
Réalisé par Mabrouk El Mechri (2005)
Comédie
| Durée | 88 minutes |
| Sortie | 07/09/2005 |
| Note | 5/10 |
Chaque semaine, Virgil fait rêver son père Ernest en lui racontant ses exploits de boxeur le temps d'un parloir.
Chaque semaine, Virgil vient rêver en croisant le regard de Margot, une jeune femme elle aussi en visite.
Cette semaine, Ernest lui annonce qu'il va sortir et qu'il va enfin pouvoir revoir Virgil sur un ring. Un seul problème : Virgil ne boxe plus depuis trois ans...
(Source Allociné)
La critique
Par Tootpadu 20/09/2005
Il existe un désaccord assez frustrant dans ce film au potentiel sympathique entre la banalité attachante de ses personnages et l'empressement presque maladif de la réalisation de vouloir épater à tout prix. Dans l'univers très anodin dans lequel évoluent les personnages, entre la prison, le petit resto, l'hôpital et les salles de boxe, les figures de style prétentieuses paraissent fortement déplacées, au point de détourner le peu d'intérêt naissant pour l'intrigue. Pour son premier long-métrage, Mabrouk El Mechri se croit déjà dans la cour des grands, alors que ses cadrages incongrus et ses plans compliqués nous font plutôt penser à un imposteur. Les séquences inutiles se multiplient ainsi, tout comme les pas manqués d'un rythme irrégulier. Quel intérêt à ce long plan circulaire dans le ring d'entraînement vers la fin ? Et pourquoi insister lourdement sur des astuces de montage qui interpellent la première fois et qui agacent au bout de la dixième ?
Toutefois, la prétention et les fautes de débutant n'affectent pas le film dans son intégralité. Le scénario trouve ainsi quelques répliques amusantes et le choix musical émeut, serait-ce de façon un peu trop facile. La superficialité des premiers rôles dispose de l'avantage de quelques personnages secondaires plus solides, comme les deux figures de père, et surtout celui campé par un Philippe Nahon tout en souffrance intériorisée.
Toutefois, la prétention et les fautes de débutant n'affectent pas le film dans son intégralité. Le scénario trouve ainsi quelques répliques amusantes et le choix musical émeut, serait-ce de façon un peu trop facile. La superficialité des premiers rôles dispose de l'avantage de quelques personnages secondaires plus solides, comme les deux figures de père, et surtout celui campé par un Philippe Nahon tout en souffrance intériorisée.
Vu le 19 septembre 2005, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 20
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10