Voleurs de trains (Les)

Réalisé par Burt Kennedy (1973)

Western
Voleurs de trains (Les)
Durée 89 minutes
Sortie 19/07/1973
Note 5/10

Le vieux Lane réunit une dernière fois sa bande de fidèles, avec lesquels il travaille depuis la guerre. Leur mission : récupérer le butin de l'attaque d'un train, caché quelque part dans le désert. Seule Mme Lowe, la veuve du chef des braqueurs, connait l'endroit précis de la cachette, et puisqu'elle ne fait guère confiance à Lane, elle exige de l'accompagner. En plus, elle ne veut point garder l'argent pour elle, mais le réstituer à la compagnie ferroviaire, afin de blanchir le nom de son mari. Lane se contenterait bien de la récompense, mais il doit vite se rendre compte qu'il n'est pas le seul sur le coup : les anciens camarades de Lowe se mettent en effet à sa poursuite.

Les critiques

Par Tootpadu 25/05/2007

La fin de la carrière de John Wayne se ressent dans ce western peu exceptionnel. Le personnage de cette figure phare du genre est établi selon les valeurs chères à l'acteur, à savoir l'honnêteté, le courage et un sens de la bravoure chevaleresque plus tellement de notre temps. D'ailleurs, le film en lui-même ne se soucie guère d'être dans l'air du temps ou à la pointe du progrès esthétique ou social. Tous les éléments participent plutôt à la création d'un patrimoine cinématographique, d'un héritage idéalisé de la vedette. Ce bon vieux Lane agit par conséquent comme une figure paternelle proche de la perfection, capable de reconnaître ses propres erreurs, ainsi que d'encourager et d'inspirer les générations futures.
Ce chant de cygne prématuré, puisque Wayne tournera trois westerns supplémentaires, s'appuie à la fois sur un scénario aux pieds d'argile et un enchaînement peu inspiré des recettes éprouvées du genre. Dès le générique, qui s'inspire autant de l'attente d'un train dans Le Train sifflera trois fois que de celle d'Il était une fois dans l'Ouest, la mise en scène suit mollement la trame très conventionnelle de l'histoire. Le ton artificiellement comique, comme pour contrecarrer le versant plus violent et réaliste du genre au début des années 1970, enlève les dernières apparences de sérieux au film. C'est en fait même cette désinvolture faussement ironique qui préserve un semblant d'unité à cette resucée bancale des succès passés de Wayne. Malgré une mise en scène assez solide, la sauce ne prend pas, ni du côté de la relation maladroitement sentimentale, qui n'est qu'une triste répétition de celle dans Rio Bravo, ni du côté de l'action, dépourvue d'imagination et de force.
Observer une légende se diriger vers son crépuscule n'est jamais chose facile. Heureusement pour John Wayne, il a su boucler sa carrière en beauté, grâce au magistral Dernier des géants, car ce film de genre de série B ne participe en rien à la pérennité de sa réputation.

Vu le 24 mai 2007, au Quartier Latin, Salle 2, en VO

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

Par Mulder 30/09/2003

À venir









Retour à la liste des Critiques