California Hôtel
Réalisé par Herbert Ross (1979)
| Durée | 99 minutes |
| Sortie | 04/04/1979 |
| Note | 5/10 |
Quatre histoires se croisent dans un hôtel californien : il y a l'actrice britannique qui se rend à Los Angeles pour la cérémonie des Oscars, une femme de New York qui veut récupérer sa fille après une fugue chez son ex-mari, un homme qui se rend à une fête familiale et qui profite de l'arrivée retardée de sa femme pour une aventure extra-conjugale, et deux médecins de Chicago qui, au lieu de passer des vacances paisibles avec leurs femmes, se livrent une guerre sans merci sur la cour de tennis.
La critique
Par Tootpadu 25/02/2010
Le cas de cette comédie des années 1970, d'ailleurs sortie initialement en France sous le titre California Hötel, est un peu différent. Le début nous laisse presque espérer de bonnes choses, en dépit de notre méfiance envers le scénariste Neil Simon, un expert de l'humour un brin trop lourd. Truffée de répliques assassines, qui ne trouvent pas d'équivalent dans la mise en scène très sage de Herbert Ross, la première heure passe rapidement, tel un exemple pratiquement parfait d'une comédie un peu snob, qui ne lésine pas sur les sentiments un peu plus sérieux. Et l'épisode de Jane Fonda/Alan Alda, et celui de Maggie Smith/Michael Caine, sont effectivement très divertissants et donnent libre cours au talent de leurs interprètes. Sans oublier le contexte très glamour de la remise des Oscars, tout à fait d'actualité en cette saison de remise de prix.
Malheureusement, l'affaire se corse avec les deux autres épisodes, bien plus bâclés et cabotins. Tandis que les préoccupations des protagonistes du début pouvaient nous paraître intéressantes et sincères, la suite incessante de boufonneries des deux histoires de la fin devient très vite pénible. Il ne reste alors plus aucune trace de l'ironie grinçante du début, ni de point de vue moqueur sur le style de vie californien. Tout ce que Neil Simon nous présente alors est un humour plutôt gras, digne du théâtre de boulevard le plus daté. Voir les personnages du début réapparaître vers la fin s'apparente alors à un souvenir désagréable d'une occasion gâchée à moitié.
Revu le 11 janvier 2005, en DVD, en VO
Revu le 24 février 2010, en DVD, en VO