Prix du désir (Le)
Réalisé par Roberto Ando (2004)
| Durée | 109 minutes |
| Sortie | 10/11/2004 |
| Note | 4/10 |
Célèbre dans le monde entier sous le pseudonyme littéraire de Serge Novak, Daniel Boltanski vit avec sa très belle femme, Nicoletta, avocate italienne, dont le fils Fabrizio, né d'une relation antérieure, va se marier à Capri.
Depuis toujours, Daniel a tenu à vivre à l'écart de sa célébrité, surtout par prudence ; il craint de voir révéler des aventures qu'il a l'obsession de cacher, aventures proches de celles que vit le héros de son roman Un voyage en hiver.
Son agent littéraire fait constamment écran afin que Daniel puisse vivre incognito, loin de ses admirateurs.
Sur le bateau qui l'emmène vers Capri, Daniel rencontre une jeune femme, Mila, avec laquelle il passera une nuit passionnée. Il va découvrir à l'église, après l'échange des consentements, que l'épouse de Fabrizio n'est autre que Mila...
(Source Allociné)
La critique
Par Tootpadu 18/11/2004
La carrière de Greta Scacchi est aux antipodes de celle d'Auteuil. Cosmopolite, l'actrice d'origine italienne n'a malheureusement vu qu'une très brève période de succès et de notoriété. Notre plaisir est alors d'autant plus grand de la revoir enfin, plus de dix ans après son film le plus important, The Player, visiblement plus mûre, mais toujours aussi intense. C'est aussi cela, la cruauté du monde du cinéma, de constater qu'une actrice de dix ans plus jeune que son partenaire masculin doit assister aux aventures de celui-ci avec une petite jeune, alors que notre chère Greta donne l'impression d'être plus âgée que lui. Néanmoins, c'est bien elle, la véritable raison d'aller voir ce drame autrement très convenu.
En effet, coïncidence du calendrier de distribution oblige, il est frappant de voir à quel point un sujet au fond assez semblable de celui du stupéfiant Old Boy (vengeance, le passé qui est revenu pour hanter le protagoniste) débouche dans le contexte d'une co-production européenne sur quelque chose de joliment consensuel, juste au bord de l'ennui et de la longueur interminable. Serait la volonté académique des Européens, ce désir de raconter toujours le même genre d'histoire dans un cadre huppé, et à la passion artificielle, la raison pour le renouveau d'intérêt, au moins en France, pour des cinématographies moins sures et imprévisibles, à savoir la Corée et d'autres pays d'Asie ? En tout cas, ce drame aux enjeux mous et à la mise en scène convenue nous a fait l'effet inverse du chef-d'oeuvre de Park Chan-wook !
Vu le 11 novembre 2004, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 11