Père et flic

Réalisé par Michael Caton-Jones (2004)

Drame
Père et flic
Durée 108 minutes
Sortie 22/09/2004
Note 5/10

Enfant, Vincent LaMarca a vécu dans la honte de son père, mort sur la chaise électrique de la prison de Sing-Sing pour avoir tué un enfant au cours d'un enlèvement raté. Désormais, c'est un policier qui mène une existence paisible, jusqu'au jour où il apprend le meurtre de son partenaire. Le suspect numéro un est en fuite : il s'agit de James, son propre fils qu'il a abandonné après un divorce difficile. Convaincu de sa culpabilité, Vincent connaît le sort qui est réservé aux assassins d'un membre de la police... Il décide de capturer James et de le remettre à la justice avant que ses confrères ne mettent la main dessus.
(Source Allociné)

La critique

Par Tootpadu 12/10/2004

Au cours de l'année passée, vous avez pu découvrir dans les salles de cinéma françaises Père et fils, Père, fils, Père et fille et maintenant Père et flic, en attendant bientôt sur les écrans : Père et mère, Père et père et Père et pépère. Trêve de plaisanteries sur le manque d'imagination des distributeurs, qui sont au moins partiellement responsable de l'échec commercial de l'ensemble de ces films. Hors son titre passe-partout, ce drame familial sur fond de drogue et d'enquête policière n'est finalement pas si insignifiant que cela. Quelques moments larmoyants mis à part, il se démarque en effet par sa sobriété et son traitement convenable d'un sujet pas vraiment original.
Dans la carrière de Robert De Niro, ce film de genre solide ne se démarquera certainement pas, mais il y figure comme un exemple hélas trop rare chez l'acteur depuis trop longtemps d'un jeu honnête et sans maniérismes (à l'exception de la tentative de rapprochement finale). De ce point de vue, la relation entre son personnage et celui de Frances McDormand - toujours aussi convaincante - traduit très bien cette approche sobre et sans prétention.
Sorti très tardivement en France (deux ans après la première et un an après la sortie internationale), cette histoire moyennement divertissante aurait mérité un sort commercial un peu plus reluisant et, avant tout, un titre plus vendeur. Signalons enfin la nostalgie qui monte de tous ces décors vétustes de Long Beach, jadis un paradis de la détente, de nos jours l'enfer des junkies.

Vu le 12 octobre 2004, au Publicis Cinémas, Salle 2, en VO

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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