Glass
Réalisé par M. Night Shyamalan (2019)
| Durée | 130 minutes |
| Sortie | 16/01/2019 |
| Note | 8/10 |
Peu de temps après les événements relatés dans Split, David Dunn - l’homme incassable - poursuit sa traque de La Bête, surnom donné à Kevin Crumb depuis qu’on le sait capable d’endosser 23 personnalités différentes. De son côté, le mystérieux homme souffrant du syndrome des os de verre Elijah Price suscite à nouveau l’intérêt des forces de l’ordre en affirmant détenir des informations capitales sur les deux hommes…
Les critiques
Par JamesBuckley 30/01/2019
Glass is the third film in Director M. Night Shyamalan's “Superhero trilogy. It started off with Unbreakable (2000) which came out in a time where comic book films were not main stream at all. Next was Spilt (2016) which was a loosely connected sequel. Finally we have Glass which brings all the characters we've come to know from both films.
After 19 years Elijah Price (Samuel L. Jackson) and David Dunn (Bruce Willis) meet again, but is it a satisfying reunion? That is a difficult question because it delivers in many ways but others leave you scratching your head. I think Jackson fits very well into this role because unlike many of his roles, you see him as his character instead of Samuel L. Jackson. Bruce Willis on the other hand looks like he's sleep walking through the entire film. We are also joined by Kevin Wendell Crumb (James McAvoy) who suffers from dissociative identity disorder which means he has many different personalities inside himself. Finally we are joined by two charismatic women, Casey Cooke (Anya Taylor-Joy) and Dr. Ellie Staple (Sarah Paulson). Casey was fantastic In Split but I don't think she needed to be in Glass. It's nice to see her again but her role was so small that anyone could have done it in her place. While Dr. Ellie Staple was maybe the most interesting character in the entire trilogy. She brought forth some ideas that really makes the audience think and question these characters as well as your own self.
The first two acts of the film are very intriguing and do well at pulling you in. At the beginning we find out that Dunn has been mastering his powers and using them for good with the help of his now adult son. Dunn and the beats first interaction is everything we were looking for when it comes to action. I know it had me on the edge of my seat eating my popcorn but unfortunately the final conclusion does not live up to that first fight. The third act of Glass does not work at all to me, in any way. I was hoping they would just stick the landing but Shyamalan felt he had to go bigger which did not sit well with me.
For the most part I enjoyed Glass quite a bit and look forward to watching it a second time. I believe it is going to be one of those where I feel different on rewatch. It's a fun and fascinating film that does not quite stick the landing but can be forgiven because of it's ideas and how it makes the viewer think. Personally I think it's still the weakest in the trilogy but it's no slouch.
Saw January 19th, 2019, Regal 18 in Buffalo, NY
Par Mulder 17/01/2019
Glass confirme une nouvelle fois tout le talent de l’un des meilleurs scénaristes actuels M. Night Shyamalan qui non seulement réussit à réinventer l’univers des super-héros mais surtout à donner une suite originale et toute en retenue à deux films qu’il avait scénarisé et réalisé Split (2017) et Incassable (2000). Loin de vouloir jouer la surenchère d’effets spéciaux, Glass traite plutôt de la place et de la définition des super-héros dans notre société.
On retrouve donc le personnage principal d’Incassable David Dunn (toujours incarné par Bruce Willis) ainsi que son fils Joseph Dunn et le machiavélique Elijah Price (aka Mr Glass) (Samuel L Jackson) ainsi que les deux personnages principaux de Split, Kevin Wendell Crumb et la seule survivante de ces agissements Casey Cooke (Anya Taylor Joy). Conçu comme un huis clos se déroulant essentiellement dans un asile psychiatrique, le film évite toute redite des deux films précédents (hormis quelques scènes reprises pour accentuer le climax du film).
Une nouvelle fois c’est le comédien James McAvoy qui gagne totalement notre attention et nous livre une interprétation démentielle sur son personnage aux vingt trois personnalités différentes. Si le film capte totalement notre attention c’est en partie dû à sa présence et à l’affrontement de son personnage avec celui incarné par Bruce Willis. Il est intéressant de voir l’importance du scénario dans ce film et ses multiples rebondissements. Une nouvelle fois comme ce le fut déjà dans Incassable, on comprend l’importance de Mr Glass qui non seulement est au centre de l’histoire mais marque un véritable lien entre les deux personnages principaux. On reconnait ici tout le savoir faire en qualité de scénariste surdoué de M. Night Shyamalan qui semble toujours avoir un coup d’avance sur les spectateurs quitte à les manipuler à notre plus grand plaisir.
Il est intéressant de voir l’évolution du personnage de David Dunn lequel malgré les années continue à être un super-héros et à défendre les opprimés. De ces flashs dûs aux touchers, il semble ne pas avoir conscience de sa force et au contraire être mieux organisé pour ses balades en plein cœur de quartiers difficiles. La mise en scène de nouveau très inspiré de M. Night Shyamalan fait de ce personnage un héros malgré lui. Un être blessé dont la femme est morte d’une grave maladie et qui a essayé de se reconstruire et de se rapprocher de son fils en travaillant ensemble aussi bien dans leur magasin que lors de ses patrouilles. Les scènes importantes du film sont également soulignées par la musique de West Dylan Thordson inspirée. On suit donc le récit avec une réelle immersion et on s’interroge sur la volonté de se battre pour défendre une cause juste.
Glass n’est pas seulement une nouvelle pierre apportée à l’édifice des films de super-héros c’est surtout un film sur la rédemption, sur la foi et la crise existentielle de ses surhommes. Malgré le cadre exigu du récit, la mise en scène très inspirée de M. Night Shyamalan il démontre un véritable savoir-faire proche des thrillers hitchcockiens. Derrière la violence sous-jacente du récit se dresse également la dévotion d’un héros malgré lui, David Gunn prêt à donner sa vie si nécessaire pour protéger les innocents. Ce film clôt donc magistralement le cycle des super-héros modernes débuté il y a plus de 19 ans avec Incassable. Sa fin restera encore longtemps dans nos mémoires. Glass symbolise le retour en force d’un réalisateur ayant un véritable regard et une passion pour le cinéma.
Vu le 16 janvier 2019 au Gaumont Disney Village en IMAX, , Salle 11 place , en VF