Boy (The)
Réalisé par William Brent Bell (2016)
| Durée | 97 minutes |
| Sortie | 27/01/2016 |
| Note | 6/10 |
Pour essayer d’échapper à son passé, Greta, une jeune Américaine, se fait engager comme assistante maternelle en Angleterre, dans une maison perdue en pleine campagne. À son arrivée, elle découvre qu’elle a été embauchée non pas pour s’occuper d’un petit garçon de 8 ans en chair et en os, mais d’une poupée de porcelaine grandeur nature. Seule dans la maison, loin de tout, Greta assiste à des événements tous plus étranges les uns que les autres. La poupée serait-elle vivante ? Il se trouve que Greta n’a pas seulement été engagée, elle a été choisie…
La critique
Par Mulder 21/02/2016
William Brent Bell est un réalisateur prolifique du genre horrifique ainsi après Stay Alive (2005), Devil Inside (2012), Wer (2013), The boy est son quatrième film et surtout son plus réussi à ce jour. Véritable patchwork du genre auquel il s’y rattache les allusions sont ainsi nombreuses tout au long du récit que cela soit de la maison hantée, de la poupée satanique, d’un tueur en série tout ici concourt ici à jouer avec les nerfs des spectateurs.
Ainsi lorsqu’une jeune américaine est recrutée comme fille au pair dans une maison en pleine campagne en Angleterre, celle-ci est loin de se douter qu’elle va se retrouver plonger en pleine horreur. Les fausses pistes sont ainsi nombreuses dans ce thriller horrifique y compris dans la présence de cette poupée nous rappelant l’enfant illégitime entre Chucky (1988-2015) et Annabelle (2014). En réduisant le champ d’action du film et en minimisant le nombre de personnages, le film retrouve l’essence du genre horrifique. Il s’apparente ainsi à l’âge d’or des films de la Hammer, d’un temps où le cinéma britannique était une source prépondérante du cinéma de genre.
Le film bénéfice surtout de la présence de la comédienne Lauren Cohan (série The Walking Dead (saison 2 à 6)) qui trouve un rôle mettant non seulement sa présence charismatique en évidence. Si the boy réussit à retenir toute notre attention c’est en partie dû à son rôle parfait de scream queen.
Certes The boy n’est pas une pure réussite et ne restera pas comme une œuvre transcendant un genre mais il a le mérite d’avoir un scénario suffisamment ingénieux pour s’imposer comme une des bonnes surprises de ce début d’année. Sans chercher constamment à recourir à des effets gores inutiles, The boy montre que la force d’un film horrifique est surtout de savoir jouer sur les nerfs des spectateurs.
Vu le 29 janvier 2016 au Gaumont Disney Village, Salle 9