Jimi, All Is By My Side
Réalisé par John Ridley (2015)
| Durée | 118 minutes |
| Sortie | 26/05/2015 |
| Note | 6/10 |
Les débuts de carrière de Jimi Hendrix avant que celui-ci ne devienne l’immense guitariste que nous connaissons tous. À travers ses galères, ses amours et sa consommation d’hallucinogènes, Jimi Hendrix fera parler de lui grâce à l’originalité de son jeu de gaucher et sa quête de sonorités toujours plus innovantes.
La critique
Par Mulder 31/05/2015
Jimi Hendrix (1942-1970) fait partie intégrante de l’histoire de la musique américaine. Son influence musicale reste encore très importante de nos jours. Considéré comme l’un des meilleurs guitaristes au monde, il s’imposa comme un véritable auteur-compositeur-interprète et enchaina les concerts devenus mythiques avec le temps. Un tel parcours jalonné de succès divers et d’une véritable reconnaissance par de grands musiciens de l’époque des années 60-70 (Les Beatles, Eric Clapton..) pouvait donner lieu à un film important et passionnant.
Le premier film du scénariste John Ridley (Red tails (2012), 12 Years a Slave (2013)) revient uniquement sur le début de la carrière de James Marshall Hendrix et ne se focalise que sur les années 1966 et 1967. N’ayant pas pu obtenir les droits d’utilisation des chansons écrites par Jimi Hendrix, le scénario met en avant les nombreuses reprises que celui-ci a repris lors de ses nombreux concerts. Le film nous présente donc les rapports entre Jimi Hendrix, Linda Keith (qui l’épaula et l’aida devenir une star du rock’n’roll), Michael Jeffery (son producteur) et les membres du Jimi Hendrix Experience (Noel Redding, Mitch Mitchell). Loin de vouloir enjoliver le portrait d’un artiste surdoué, le scénario préfère mettre en avant les fêlures de celui-ci (la drogue, le manque de confiance, ses rapports difficiles avec son entourage). En cela, Jimi, All Is By My Side s’avère très intéressant et passionnant. Cette histoire ne retient donc que le début de cet artiste.
Le réalisateur peut également s’appuyer sur l’interprétation très convaincante d’André Benjamin (du groupe musica Outkast) pour le rôle principal de Jimi Hendrix et également sur les comédiennes Imogen Poots (Ordure ! (2013), Need for Speed (2014)) et Hayley Atwell (Captain America : First Avenger (2011), Cendrillon (2015)). Le réalisateur trouve donc avec ce casting principal une véritable inspiration et donne ainsi vie à son scénario de manière convaincante.
En ne s’attardant que sur le début de la carrière de Jimi Hendrix et s’arrêtant avant son concert à Monterey, le film n’arrive certes pas à obtenir la même force narrative et visuelle que les films Les Doors (Oliver Stone, 1991) Ray (Taylor Hackford, 2004) voir plus récemment Get On up (Tate Taylor, 2014) qui sont des biopic musicaux parfaitement maîtrisés. Jimi, All Is By My Side reste malgré tout un premier film intéressant et à découvrir en vidéo.
Vu le 26 mai 2015 en Blu-ray, en VO