Bling Ring (The)
Réalisé par Sofia Coppola (2013)
| Durée | 90 minutes |
| Sortie | 12/06/2013 |
| Note | 6/10 |
À Los Angeles, un groupe d’adolescents fasciné par le people et l’univers des marques traque via Internet l’agenda des célébrités pour cambrioler leurs résidences. Ils subtiliseront pour plus de 3 millions de dollars d’objets de luxe : bijoux, vêtements, chaussures, etc. Parmi leurs victimes, on trouve Paris Hilton, Orlando Bloom et Rachel Bilson. Les médias ont surnommé ce gang, le "Bling Ring".
La critique
Par Mulder 24/06/2013
Sofia Coppola signe avec The bling ring son cinquième film en tant que scénariste/réalisatrice et une nouvelle fois s’inspire d’un fait divers authentique (comme ce fut le cas dans Virgin Suicides en 1999). Son film narre les méfaits d’une trouve de jeunes composant un gang que les médias ont surnommé le Bling ring. Ainsi, À Los Angeles, un groupe d’adolescents fasciné par le people et l’univers des marques traque via Internet l’agenda des célébrités pour cambrioler leurs résidences. Ils subtiliseront pour plus de 3 millions de dollars d’objets de luxe : bijoux, vêtements, chaussures, etc. Parmi leurs victimes, on trouve Paris Hilton, Orlando Bloom et Rachel Bilson.
La première des qualités de ce film est de pouvoir donner à Emma Watson un rôle cassant son image héritée de son rôle de Hermione Granger dans la saga Harry Potter. Elle est ici une étudiante déboussolée entre une mère pro religieuse et un entourage voulant être à la pointe de la mode en volant les propriétés de star hollywoodiennes.
La seconde qualité est de construire un film dans lequel la musique entraînante et les images sont en parfaite adéquation. Cet amalgame fait de ce film un diaporama d’une adolescence déboussolée et de la cité des anges celle d’un milieu dépravé où les jeunes vivent par procuration, se droguent et ne pensent que à s’enrichir de n’importe laquelle des manières. C’est en cela que ce film est le plus proche du véritable caractère de sa réalisatrice car comme ces personnages, elle s’affirme enfin comme étant sous l’influence marquante d’un père mondialement connu qui produit ses films via sa société American Zoetrope et qui malgré le fait que cela soit une réussite ou non lui permettra de travailler et d’avoir une audience mondiale.
Pourtant, malgré tout ce film n’est certes ni un échec ni une réussite incontestable. Nous avons ainsi l’impression que les personnages ne sont pas assez fouillés et caractérisés et surtout que les scènes de cambriolages sont très/trop répétitives. D’une actrice aussi douée de Sofia Coppola on pouvait s’attendre à un meilleur traitement et surtout à une fin moins expéditive et plus travaillée.
Vu le 22 juin 2013 au Gaumont Disney Village, Salle 05, en VF