Trance

Réalisé par Danny Boyle (2013)

Thriller
Trance
Durée 95 minutes
Sortie 08/05/2013
Note 7/10

Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon…

La critique

Par Mulder 01/06/2013

Danny Boyle est un réalisateur surdoué aussi à l’aise avec une comédie (Trainspotting), une dramatique (127 heures, Slumdog Millionaire), un film d’horreur (28 jours plus tard) que comme le montre Trance un thriller raffiné et mené de main de maître.

Ce n’est pas le postulat qui caractérise la force de ce film mais la manière que le réalisateur utilise pour emballer celui-ci. Le synopsis montre comment un Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon (James McAvoy) se fait le complice du gang de Franck (Vincent Cassel) pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose, Elizabeth (Rosario Dawson dans son meilleur rôle) pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon…

Ce thriller divertissant est ainsi un labyrinthe supra intelligent dans les méandres de la mémoire d’un amnésique. A ce titre, le film porte bien son nom et repose une nouvelle fois sur le scénario très enjoué du scénariste, John Hodge, attitré du réalisateur. Certes, Trance reste un film mineur de Danny Boyle mais constitue une excellente surprise. Loin de la mécanique parfaitement huilée mais répétitive des blockbusters américains, Danny Boyle est le chef de file du cinéma britannique. Ce n’est donc pas un hasard, si la réalisation des jeux olympiques de l’été 2012 lui est revenue. Il représente ainsi à lui seul la bonne santé d’un cinéma encore capable de prendre des risques, d’être suffisamment attractif pour que des stars américaines acceptent d’y apparaître et surtout y trouvent des rôles consistants. On ne peut donc qu’encenser ce film qui nous montre une nouvelle fois qu’un film réussi repose sur une fin parfaitement maitrisée et amenant le spectateur à revoir avec un autre regard le même film.

Vu le 12 mai 2013 au Gaumont Disney Village, Salle 04 , en VF

★★★★★★★☆☆☆ 7/10

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