Ames vagabondes (Les)
Réalisé par Andrew Niccol (2013)
| Durée | 125 minutes |
| Sortie | 17/04/2013 |
| Note | 4/10 |
La Terre est devenue une planète saine, sûre et pacifique, au prix de l’éradication presque totale de l’espèce humaine. Elle a été colonisée par les Âmes, des extraterrestres qui effacent l’esprit des humains et transforment leurs corps en hôtes. La jeune Melanie est parmi les rares humains qui y ont échappé jusqu’à présent. Quand elle est encerclée par des traqueurs, en charge d’anéantir les dernières poches de résistance humaine, elle préfère se donner la mort, plutôt que de trahir la cachette de son frère Jamie et de son petit ami Jared. Contre toute attente, le corps de Melanie survit de justesse et l’âme Vagabonde lui est implantée, afin de livrer aux traqueurs les informations utiles, contenues dans la mémoire de son hôte. Mais l’esprit de Melanie ne compte pas se laisser faire et cherche à convaincre son âme de retrouver ses proches.
Les critiques
Par Mulder 02/05/2013
Le livre Les âmes vagabondes (The host) publié en mai 2008 et gros succès en librairie est adapté sur grand écran par le scénariste et réalisateur Andrew Niccol. L’’histoire contée est celle de notre monde suite à une invasion extraterrestre. L’envahisseur s’est ainsi emparé des corps des humains en effaçant leur mémoire. Melanie Stryder (Saoirse Ronan) est prête à prendre tous les risques pour protéger ceux qu’elle aime : Jared (Max Irons), Ian (Jake Abel), son frère Jamie (Chandler Canterbury) et son oncle Jeb (William Hurt).
Un bon film de science-fiction repose sur un monde qui doit paraître possible et surtout sur des effets spéciaux au service de l’histoire. A comparer ce film avec de grands films de science-fiction tel Terminator (James Cameron), Blade Runner (Ridley Scott) reviendrait à comparer un repas pris dans un fast- food avec celui d’un grand restaurant mais en payant sa consommation au même prix.
Certes ceux qui ont apprécié l’ambiance du premier Twilight seront en terre connue. Nous retrouvons ainsi un rythme (trop) lent voire statique propre à l’univers de Stephenie Meyer et le même type de relation entre un être humain et un non humain mais à apparence humaine (l’extraterrestre remplace le vampire). Cela nuit amplement au film car cela montre un manque d’inspiration important. D’un autre côté, n’est pas Stephen King ou Philip K Dick qui veut et adapter de tels écrivains aurait laissé des films importants. Dans le cas présent, le sentiment persistant de regarder un pilote d’un nouveau feuilleton reste persistant et ne donnerai pas envie de poursuivre l’aventure.
Malgré Saoirse Ronan qui illumine le film de sa belle présence et rend un tant soit peu l’intrigue regardable, on s’ennuie donc ferme faute de suspense et de scènes d’action efficaces dans ce film de science-fiction. Il est encore plus attristant de voir que Andrew Niccol qui nous avait habitué à d’excellents films (Bienvenue à Gattaca, Lord of War) s’embourbe depuis ses deux derniers films dans des films de science-fiction tape à l’œil et guère exitants. Nous vous conseillons donc de revoir à la place de grands classiques de science-fiction tel l’invasion des profanateurs de Philip Kaufman qui traitait d’un sujet similaire mais avec un talent indéniable et un vrai sens du spectacle.
Vu le 21 avril 2013 au Gaumont Disney Village, Salle 09, en VF
Par Tootpadu 17/04/2013
Il y aurait eu de quoi faire un film de science-fiction fascinant avec cette idée de départ aussi vieille que les classiques des années 1950, comme Le Météore de la nuit de Jack Arnold et surtout L’Invasion des profanateurs de sépulture de Don Siegel. La colonisation des corps humains par une force maléfique se traduit ici par le dispositif barbant de la voix off, qui mène une sorte de dialogue intérieur avec son âme étrangère. Pas assez de ce dédoublement de personnalité – le plus aberrant depuis Lui et moi de Doris Dörrie ou les délibérations entre un homme et son pénis –, l’intrigue dans son ensemble ne paraît tendre que vers cette idée bornée que l’auteur Stephenie Meyer se fait de l’amour : un baiser chaste et gêné, qui peut au moins provoquer le genre de baffe qu’on aimerait donner aux responsables de ce conte romantique indigeste.
Vu le 8 avril 2013, au Metro, en VO