Fin du silence (La)
Réalisé par Roland Edzard (2011)
Drame
| Durée | 80 minutes |
| Sortie | 07/12/2011 |
| Note | 4/10 |
A force de traîner sans rien faire, Jean, le fils cadet d’une famille qui habite dans une maison isolée dans les Vosges, est jeté dehors. Il trouve refuge chez le voisin Nils, un ami de la famille, qui l’emploie pour une battue de gibier le lendemain. Mais le jeune adulte obtient un fusil de la part de Ida, la femme de Nils, et, après avoir appris à tuer, il jure vengeance envers sa famille.
La critique
Par Tootpadu 23/11/2011
Le début de ce premier film est plein de rage et de fureur : le personnage principal, un jeune homme sauvage comme le cinéma français a pu en produire des dizaines au fil du temps, le plus récemment Nicolas Cazalé dans Le Clan de Gaël Morel et Yann Trégouët dans Itinéraires de Christophe Otzenberger, est viré de chez lui à coups de pied et à coups de poings dans sa petite gueule d’ange téméraire. Dommage alors que cette entrée en la matière tout à fait prometteuse ne soit suivie de rien d’aussi impressionnant et d’intense pendant la longue heure qui lui succède. Au lieu d’exprimer sa frustration et sa colère d’une façon compréhensible pour le spectateur, le protagoniste est dès lors condamné à arpenter les vallées vosgiennes dans un mouvement de fuite constante de ces gens qui lui crient après.
Il n’y a hélas plus grand-chose à comprendre à cette Fin du silence décevante, qui se mue bien trop vite en un psychodrame vaguement inspiré des tragédies grecques, après ce prologue fracassant. Si on voulait du mal à ce comédien cabotin qui ne connaît que le geste exagéré et la réaction survoltée pour interpréter ses personnages caricaturaux, nous dirions que c’est la malédiction de Thierry Frémont qui a encore frappé ici. Mais face à un récit aussi peu clair et inutilement embrouillé, il serait vraiment injuste de faire porter le chapeau à un seul acteur, qui est au demeurant aussi paumé que ses comparses dans ce huis-clos désagréablement déroutant.
Il y avait éventuellement de quoi faire avec le talent brut de Franck Falise, qui tourne irrémédiablement en rond, et cette intrigue autour d’enfants indignes et d’adolescents rebelles. La mise en scène du jeune réalisateur Roland Edzard s’avère malheureusement incapable de lui conférer ne serait-ce qu’une unité formelle, sans même parler d’un quelconque pouvoir de fascination dramatique. En dehors des cinq premières minutes du film, il s’agit donc d’un ratage d’autant plus regrettable que pareille déroute scénaristique et narrative n’était guère inévitable.
Il n’y a hélas plus grand-chose à comprendre à cette Fin du silence décevante, qui se mue bien trop vite en un psychodrame vaguement inspiré des tragédies grecques, après ce prologue fracassant. Si on voulait du mal à ce comédien cabotin qui ne connaît que le geste exagéré et la réaction survoltée pour interpréter ses personnages caricaturaux, nous dirions que c’est la malédiction de Thierry Frémont qui a encore frappé ici. Mais face à un récit aussi peu clair et inutilement embrouillé, il serait vraiment injuste de faire porter le chapeau à un seul acteur, qui est au demeurant aussi paumé que ses comparses dans ce huis-clos désagréablement déroutant.
Il y avait éventuellement de quoi faire avec le talent brut de Franck Falise, qui tourne irrémédiablement en rond, et cette intrigue autour d’enfants indignes et d’adolescents rebelles. La mise en scène du jeune réalisateur Roland Edzard s’avère malheureusement incapable de lui conférer ne serait-ce qu’une unité formelle, sans même parler d’un quelconque pouvoir de fascination dramatique. En dehors des cinq premières minutes du film, il s’agit donc d’un ratage d’autant plus regrettable que pareille déroute scénaristique et narrative n’était guère inévitable.
Vu le 22 novembre 2011, au Club de l'Etoile
★★★★☆☆☆☆☆☆
4/10