Darling Lili
Réalisé par Blake Edwards (1971)
| Durée | 118 minutes |
| Sortie | 12/05/1971 |
| Note | 5/10 |
Acclamée par le public et honorée par les forces anglaises et françaises pendant la Première Guerre mondiale, la chanteuse Lili Smith est en fait une espionne qui travaille pour le compte des Allemands. Avec son complice le colonel Kurt von Ruger, elle part de nouveau en mission à Paris, afin d’obtenir des informations secrètes sur la stratégie aérienne des Alliés auprès du major William Larrabee. Ce célibataire et aviateur brillant ne tarde pas à tomber sous le charme de Lili. Mais au lieu de l’espionner sans scrupules, elle commence à avoir des sentiments pour lui, qui mettent en danger à la fois sa mission et sa sécurité.
La critique
Par Tootpadu 02/09/2011
Le personnage de Julie Andrews a en effet toujours – ou plutôt déjà – un secret, qu’elle adorerait lever pour clarifier les choses avec l’homme dont elle est tombée amoureuse contre toute attente. En tant que vedette vieillissante, Rock Hudson fait pâle figure face à l’aura souverainement sublime de Julie Andrews, et même comparé à James Garner qui s’acquittera avec plus d’élégance d’un rôle comparable dans le film précité. Les points communs en guise de précurseurs guère peaufinés abondent, comme par exemple ces enquêteurs français maladroits qui ne font point avancer le récit, mais qui sont toujours bons pour quelques rires moqueurs. Dans l’ensemble, le fil narratif paraît cependant bien trop rafistolé dans le cas présent pour pouvoir prétendre à la même sophistication comique qu’un de nos films de chevet. Il y a certes les séquences spectaculaires d’affrontement dans les airs ou bien les numéros musicaux assez vigoureux. Mais ce ne sont là que des rappels doux-amers de la virtuosité dont est capable Blake Edwards, quand il n’est pas obligé de s’appuyer sur une intrigue concoctée par le futur scénariste de L’Exorciste.
Le moment le plus symptomatique de cette structure rapiécée d’un film, déjà assez long dans une copie suisse plus courte d’un quart d’heure que la version officielle, est la séduction avortée en point d’orgue d’un week-end à la campagne. Le potentiel d’un véritable feux d’artifices comique s’y fait ressentir concrètement, mais l’exécution est trop indécise pour en tirer autre chose que la frustration diffuse de voir tant de talent gaspillé dans un film mineur.
Vu le 1er septembre 2011, à la Cinémathèque Française, Salle Henri Langlois, en VO