Get low
Réalisé par Aaron Schneider (2011)
| Durée | 99 minutes |
| Sortie | 19/10/2011 |
| Note | 6/10 |
Depuis quarante ans, Felix Bush vit comme un reclus dans la forêt, hostile à tout contact humain. Les rumeurs les plus folles courent à son sujet et les habitants du village le considèrent comme un monstre. Sentant la mort approcher, Felix sort de son mutisme. Il demande au pasteur de lui organiser de son vivant une messe funéraire. Buddy, le jeune commercial de l’entreprise locale de pompes funèbres assiste par hasard à cette scène grotesque. Il y reconnaît la chance inespérée de faire redémarrer les affaires de son patron Frank Quinn, qui ne tarde pas à proposer ses services au vieil ermite. Celui-ci souhaite inviter tous ceux qui ont une histoire à raconter sur lui à sa fête funéraire pour le moins inhabituelle.
La critique
Par Tootpadu 09/09/2010
Le moteur principal de l’avancement de l’intrigue de Get low est en effet l’incertitude sur les motivations du vieil homme. Une affaire juteuse pour se débarrasser de ses terres, la sortie volontaire de l’ombre pour renouveler l’amour de son amie de longue date Mattie, ou bien le stratagème machiavélique d’un solitaire que la population avait après tout raison de considérer comme un monstre ? Toutes les hypothèses sont permises pour expliquer la volonté incongrue du protagoniste. Que l’explication finale est alors plutôt convenue, après une attente si savamment orchestrée, constitue la faiblesse principale du scénario. Se plaindre de cette fin à peine décevante serait néanmoins exagéré, vu que l’interprétation de Robert Duvall montre des facettes d’une vulnérabilité insoupçonnée justement lors de son grand discours pour faire table rase.
C’est effectivement la qualité des interprétations qui est le point fort du film, Sissy Spacek et Bill Murray en tête, qui apportent une épaisseur à leurs seconds rôles, bien au-delà de leur emploi premier de simple révélateur des secrets de Felix Bush. Quant à Robert Duvall, il trouve ici, à près de 80 ans, un rôle très digne en guise de couronnement d’une carrière longue d’un demi-siècle. Son Felix Bush n’a peut-être pas l’étoffe d’accéder au rang de ses interprétations légendaires, mais il a l’avantage de dépeindre la vieillesse avec une nostalgie dépourvue du moindre défaitisme.
Vu le 8 septembre 2010, au C.I.D., Deauville, en VO