Teenage paparazzo
Réalisé par Adrian Grenier (2009)
| Durée | 91 minutes |
| Sortie | 30/11/2009 |
| Note | 6/10 |
En tant que vedette de la série « Entourage », l’acteur Adrian Grenier a vécu de première main le revers de la médaille de la célébrité. Traqué au moindre pas qu’il fait en public par une horde de paparazzi, Grenier croit revivre en vrai l’histoire de son personnage fictif. Un jour, il est interpellé par un paparazzo pas comme les autres : Austin Visschedyk n’a que treize ans, mais il fait déjà la chasse aux stars comme un professionnel. Intrigué par cet adolescent précoce, l’acteur cherche à faire sa connaissance, afin de mieux comprendre le phénomène des paparazzi.
La critique
Par Tootpadu 09/09/2010
Contrairement au documentaire précité, qui se concentrait presqu’exclusivement sur l’illustre carrière de Ron Galella, l’acteur devenu pour l’occasion réalisateur Adrian Grenier a choisi une approche plus globale de la question des paparazzi. Indirectement obligé à élargir son horizon de réflexion par le parcours bref d’Austin Visschedyk et par la réticence grandissante de ce dernier par peur de se laisser potentiellement exploiter, ou au moins de se faire exclure des bons tuyaux, à cause de sa participation, Grenier place la passion juvénile de son sujet dans un contexte agréablement ludique. Assuré de la participation de ses amis, comme l’égérie des paparazzi Paris Hilton, il peut explorer plusieurs axes qui permettent de mieux comprendre ce microcosme aux règles quelque peu barbares. Il passe ainsi alternativement devant et derrière la caméra, il interroge des spécialistes des médias ou de simples fans enthousiastes au premier degré, et il suit avec une sympathie bienveillante le parcours d’Austin dans la frénésie de cette course à la photo mémorable, et surtout susceptible d’être vendue très chère.
Point de révélations assourdissantes dans ce récit accessoirement informatif d’une amitié naissante, et pas de constat nostalgique non plus sur le caractère passager de la gloire : juste une façon plutôt ingénieuse de s’approprier l’objectif et de le diriger sur une profession vilipendée par tous. C’est là une attitude infiniment plus enjouée et constructive de la part d’Adrian Grenier, qui subit lui-même les excès de la chasse aux scoops, que celle qu’a adopté jadis Jackie Onassis, qui pensait naïvement qu’elle pourrait endiguer l’épidémie de l’autopsie de la vie des stars en fracassant les appareils photo.
Vu le 6 septembre 2010, au C.I.D., Deauville, en VO