Crazies (The)
Réalisé par Breck Eisner (2010)
| Durée | 101 minutes |
| Sortie | 09/06/2010 |
| Note | 6/10 |
Dans une petite ville tranquille au coeur des Etats-Unis, le shérif David Dutton se réjouit de l'annonce de la grossesse de sa femme Judy, le médecin généraliste du patelin, quand les choses commencent à dégénérer soudainement et sérieusement. David doit abattre en légitime défense un ancien alcoolique, qui s'était introduit sur le terrain de base-ball avec une arme. Les cas de comportements étranges ne tardent pas à se multiplier parmi les habitants et bientôt, David et Judy devront prendre la fuite face à un virus mortel, contre lequel les autorités fédérales sont sans défense.
La critique
Par Tootpadu 01/06/2010
La vieille recette du "seul contre tous" y est remise au goût du jour avec une solidité sans esbroufe, qui nous garantit quelques sursauts classiques et une intrigue dont le moteur redoutable est la peur des personnages de ne pas s'en sortir vivant. En effet, le danger guette de tous les côtés au cours du périple du shérif et de sa femme, même si nous aurions pu nous passer de la répétition paresseuse du dispositif éculé de l'apparition d'un infecté à l'arrière-plan, à l'insu du personnage survivant qui devra l'affronter sous peu d'une manière bien sanglante. Il n'empêche que la mise en scène de Breck Eisner, dont le médiocre Sahara n'avait pas vraiment marqué les esprits il y a cinq ans déjà, réussit un mélange assez astucieux entre l'omniprésence de la menace mortelle sous toutes ses formes et un style amplement redevable au canon du film d'horreur. Le scénario de The Crazies a beau progresser trop rapidement et à la surface pour incorporer toutes les implications sociales et morales de l'infection foudroyante du village, l'absence écrasante d'une certitude quant à l'aide venue de l'extérieur ou à l'antidote contre le virus, rend le récit suffisamment haletant.
Ce film d'horreur honnête ne réinvente nullement son genre. Et il est fort probable que George A. Romero ait tiré quelque chose de plus sophistiqué, cinématographiquement parlant, de cette histoire. Mais dans le contexte actuel de remakes de plus en plus débiles, comme le récent Freddy Les Griffes de la nuit de Samuel Bayer, il fait plutôt bonne figure.
Vu le 1er juin 2010, au Club Marbeuf, en VO