Orpailleur
Réalisé par Marc Barrat (2010)
| Durée | 94 minutes |
| Sortie | 16/06/2010 |
| Note | 5/10 |
Après l'assassinat de son frère aîné Myrtho, un chercheur d'or clandestin de mauvaise réputation, Rod retourne pour la première fois depuis son enfance en Guyane, accompagné de son meilleur ami Gonz. Désireux d'en savoir plus sur la disparition de son frère, Rod part dans la région reculée où le corps calciné de celui-ci avait été trouvé. Il y fait la connaissance de Yann, une guide touristique et ancienne amie de Myrtho. En même temps, Gonz se laisse tenter par l'appel de l'argent facile et part seul dans un camp de chercheurs d'or clandestins au coeur de la forêt amazonienne.
La critique
Par Tootpadu 07/05/2010
La séparation de Rod et de Gonz se traduit en effet par une dilution du récit. Tandis que le premier s'investit dans une quête assez schématique de son frère disparu, avec l'aide des traditions ancestrales de son pays d'origine, qui culmine dans une séance de chamanisme guère mémorable, le second se fait bêtement exploiter par les trafiquants de l'or sale, sans que ses déboires ne suscitent chez nous la moindre sympathie. Pris entre les fronts, le personnage féminin obligatoire et le spectre de Myrtho ne font qu'embrouiller encore un peu plus le scénario, dont l'irrésolution constante finit par ennuyer. Le réalisateur Marc Barrat aurait peut-être mieux fait de se concentrer sur une seule partie de l'histoire, au lieu de vouloir inclure d'emblée tous les tenants et les aboutissants du fléau des chercheurs d'or clandestins dans son premier film.
Il ne nous reste alors plus que la satisfaction toute relative de voir Tony Mpoudja jouer avec suffisamment de conviction son personnage, pour esquiver la majorité des clichés qui accablent souvent la représentation au cinéma de la jeune génération française issue de l'immigration. On ne peut hélas pas dire la même chose de Julien Courbey, qui n'a point besoin de drogues pour rendre son personnage aussi survolté et caricatural que d'habitude. Quant à Sara Martins et Philippe Nahon, ils font presque de la figuration dans des rôles basiques, qui ne demandent aucun effort particulier.
Vu le 4 mai 2010, à la Salle Pathé Lincoln