Good heart (The)
Réalisé par Dagur Kari (2010)
| Durée | 99 minutes |
| Sortie | 17/03/2010 |
| Note | 7/10 |
Une tentative de suicide ratée et une cinquième crise cardiaque réunissent respectivement le jeune vagabond Lucas et le vieux patron de bar Jacques à l'hôpital. Conscient qu'il n'aura plus longtemps à vivre, Jacques prend le jeune homme sous son aile et lui apprend le métier de barman dans son établissement, fréquenté exclusivement par des habitués. Lucas apprend vite et il sait atténuer quelque peu le caractère grincheux et cynique de son employeur par son attitude désarmante et altruiste. L'arrivée de April, une ancienne hôtesse de l'air passablement paumée, va mettre à l'épreuve l'amitié et les liens professionnels entre Lucas, sensible à ses charmes, et Jacques, dégoûté à jamais de la gente féminine.
Les critiques
Par Mulder 08/10/2009
A partir d'un sujet simple et difficile, parlant de deux personnes meurtries par la solitude, le sentiment de rejet, et un manque de confiance, ce film nous émeut en nous montrant l'envers du décor de l'"American way of life". Le sujet traité est dramatique et le titre est très éloquent, en évoquant le rapport entre les personnages principaux. Brian Cox nous livre une fois de plus une brillante interprétation et montre qu'il est aussi bien à l'aise dans des productions indépendantes, que dans des blockbusters estivaux.
Présenté dans la compétition officielle du festival de Deauville, ce film m'a touché profondément. Je conseille à tous les passionnés de cinéma de ne pas le rater lors de sa sortie l'année prochaine !
Vu le 12 septembre 2009, au C.I.D., Deauville, en VO
Par Tootpadu 08/10/2009
En dépit des décors volontairement sombres, voire crasseux, et de la condamnation immédiate, en termes scénaristiques, du personnage qui accomplit l'acte noble de proposer ses organes pour des greffes futures, ce film dégage un doux optimisme irrésistible. Ce dernier s'articule bien plus à travers l'humanité, forcément imparfaite, des personnages que par une fin un peu trop bucolique, en comparaison avec le ton urbain froid, mais pas forcément inhospitalier, dans lequel baigne le reste du film.
Enfin, les deux rôles principaux sont joués avec excellence par Brian Cox, qui reprend d'une certaine façon son rôle dans La 25ème heure de Spike Lee, seulement encore plus désespéré et désabusé qu'avant l'incarcération de son fils, et Paul Dano, qui ajoute après son tour de force dans There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson une autre facette insoupçonnée à sa jeune filmographie de plus en plus impressionnante.
Vu le 12 septembre 2009, au C.I.D., Deauville, en VO