Open road (The)
Réalisé par Michael Meredith (2008)
| Durée | 90 minutes |
| Sortie | 30/11/2008 |
| Note | 5/10 |
Carlton Garrett, le fils et successeur modeste du joueur de baseball légendaire Kyle Garrett, traverse une mauvaise passe sportive, lorsque sa mère est admise d'urgence à l'hôpital pour une opération au cœur, qui pourrait lui être fatale. Avant de donner son aval pour l'intervention, elle demande à Carlton de partir à la recherche de son père, dont elle vit séparé depuis de longues années, et de l'emmener auprès d'elle en tant que soutien moral. Carlton part alors avec son ancienne copine et bonne amie Lucy dans l'Ohio, où Kyle participe à un congrès de fans de baseball. Initialement d'accord pour rejoindre son ex-femme au plus vite, la vedette vieillissante ne peut finalement pas prendre l'avion et oblige ainsi son fils et Lucy de rejoindre le Texas en voiture. Sur la route, les vieilles rancunes de Carlton à l'égard de son père refont surface.
Les critiques
Par Mulder 13/09/2009
Ce film sans grand rebondissement se laisse regarder uniquement grâce à son casting (Jeff Bridges et Justin Timberlake) et est parmi la sélection des films projetés dans la catégorie avant-premières celui qui a retenu le moins mon attention.
Pour réussir un bon "road movie", le scénario aurait dû développer la psychologie des personnages, afin de les rendre moins quinconque et surtout les faire croiser des personnages originaux, permettant de dynamiser le rythme du film. Je ne saurais donc trop vous conseiller d'attendre la sortie de ce film en DVD ou à la télévision. Revoyez plutôt Midnight run, Fou d'Irène, ou Thelma et Louise, qui sont des "road movies" réussis.
Vu le 9 septembre 2009, au Morny Club, Salle 2, Deauville, en VO
Par Tootpadu 09/09/2009
Notre désintérêt pour ce film bancal devient en effet de plus en plus persistant, avec chaque nouvelle engueulade stérile entre Carlton et Kyle. Nous ne sommes nullement hermétiques aux familles dysfonctionnelles au cinéma, tant qu'elles étalent leur linge sale d'une manière aussi délicatement déprimante que dans le récent Non ma fille tu n'iras pas danser de Christophe Honoré, par exemple. Dans le cas présent cependant, l'auto-flagellation affectée du fils et l'ivresse évasive du père ne nous inspirent pas le moindre sentiment. Le trajet interminable en voiture, qui aurait dû être une expérience expiatoire pour les deux générations de joueurs de baseball, devient ainsi un calvaire sans trop de qualité rédemptrices.
Il y a deux jours seulement, nous nous plaignions du manque de talent d'Ashton Kutcher, par rapport à sa prestation très médiocre dans Personal effects de David Hollander. En comparaison, Justin Timberlake est un cabotin accompli, un amateur pitoyable, dont le visage ne dispose que de deux ou trois expressions différentes. Pour sa défense, il faut admettre que le reste de la distribution ne produit pas non plus des étincelles d'excitation. Jeff Bridges et Mary Steenburgen se contentent du minimum syndical, tandis que la jeune Kate Mara est peut-être le seul rayon de soleil légèrement prometteur, dans un film hautement dispensable.
La première véritable déception du festival de Deauville, ce qui n'est finalement pas si grave au bout de cinq jours d'une consommation accrue de films.
Vu le 9 septembre 2009, au C.I.D., Deauville, en VO