Harrison Montgomery
Réalisé par Daniel Davila (2008)
| Durée | 92 minutes |
| Sortie | 30/11/2008 |
| Note | 6/10 |
Après avoir rompu avec sa copine, Ricardo, un petit trafiquant de drogues avec de vagues aspirations artistiques, doit quitter le logement commun. Il emménage dans un immeuble délabré avec de curieux voisins, comme Harrison Montgomery, un vieillard qui prétend avoir gagné à la loterie il y a longtemps, ainsi que l'adolescente Nattie et sa mère, qui espère aussi percer un jour en tant que dessinatrice. Les rapports de Ricardo avec son fournisseur empirent, lorsque Maurice, un client de Ricardo, lui propose une affaire apparemment juteuse.
La critique
Par Tootpadu 08/09/2009
Si les dessins du narrateur omniscient apportent une touche de magie et de poésie appréciable, en fournissant en quelques traits un condensé de l'existence de personnages très secondaires, la conclusion et la parenthèse onirique remportent déjà moins notre adhésion. Très sûr dans la gestion du rythme de son film, Daniel Davila n'est pas encore capable des mêmes prouesses, lorsqu'il s'agit de conjuguer le cadre misérable et le style de vie précaire de Ricardo avec l'optimisme féerique qui plane sur son film. Son accomplissement, de tourner un film débrouillard dans un état de restriction budgétaire permanent et redevable à la fois au cinéma indépendant et à la longue tradition des rencontres improbables et des intrigues de haut vol, n'est par contre pas pour autant moins gratifiant !
Enfin, complémentaires des interprétations courtes, mais dignes, des monstres sacrés que sont Martin Landau et, dans une moindre mesure, Diane Baker, les jeunes Octavio Gomez Berrios et Brandon Scott apportent une fraîcheur décontractée au film, qui confirme l'optimisme que celui-ci dégage à bras le corps.
Vu le 7 octobre 2009, au C.I.D., Deauville, en VO