Mensch
Réalisé par Steve Suissa (2009)
| Durée | 85 minutes |
| Sortie | 09/12/2009 |
| Note | 5/10 |
Au lieu d'intégrer l'entreprise d'alimentation de son grand-père Victor, Sam Hazak est devenu un casseur de coffres redoutable. Il cache son activité à sa famille, son fils Max et sa nouvelle copine Helena. Lorsqu'il veut refourguer le butin de son dernier casse à Nice à Youval, un ami d'enfance, celui-ci le met en contact avec Simon Safran, le caïd du Sentier. Même si Sam préfère travailler seul et de façon indépendante, il ne peut refuser l'offre de Simon, qui le mettrait à l'abri et lui permettrait de recommencer une nouvelle vie.
La critique
Par Tootpadu 01/09/2009
L'ascension impossible d'un paumé peut contenir son lot d'observations éclairantes sur la nature humaine. Mais dans le cas présent, l'imprévisibilité de l'action de Sam lorgne plus vers le grotesque ou l'inconsistance, que dans la direction d'une épopée puissante sur la déchéance sociale et émotionnelle d'un fils indigne. Longtemps avant que le récit ne sombre dans un enchaînement ennuyeux de coups de théâtre artificiels au troisième acte, il nous devient difficile de nous intéresser sincèrement au sort du personnage principal. La faute pour cette médiocrité molle à la mise en scène une fois de plus décousue de Steve Suissa et à l'interprétation de Nicolas Cazalé, dont la rage, encore si convaincante dans Le Clan de Gaël Morel, a sensiblement refroidi.
Seul Maurice Bénichou, et dans une moindre mesure Sami Frey, tirent leur épingle du jeu dans ce film de genre sans verve. Tandis que Frey doit défendre son personnage contre la lourde charge des révélations finales, Bénichou contribue une variation majestueuse au rôle éprouvé du parrain impitoyable, mais également capable de sentiments paternels. Malheureusement, l'intensité du jeu de ces deux monstres sacrés du cinéma français n'embrase point l'ensemble de ce film peut-être personnel, mais dépourvu d'une personnalité marquante.
Vu le 31 août 2009, au Club 13