Pur Sang - La légende de Seabiscuit
Réalisé par Gary Ross (2003)
| Durée | 140 minutes |
| Sortie | 08/10/2003 |
| Note | 7/10 |
En 1936, alors que l'Amérique ressent encore les effets de la Grande Dépression, Charles Howard, un vendeur de bicyclettes qui a fait fortune, achète un étalon hargneux, aigri et sauvage, laissé pour compte. Il le confie à un entraîneur quasi mutique et à un jockey borgne, une étoile déchue.
Ce trio insolite va métamorphoser le tocard Seabiscuit en un fabuleux champion. Des centaines de milliers d'Américains vont suivre passionnément ses victoires. Les champs de courses sont envahis, la radio retransmet en direct les grands prix, les journaux en font leur une...
Seabiscuit devient l'une des plus fascinantes icônes de l 'histoire américaine. Il n'est plus seulement un cheval de légende mais incarne également, au coeur de la tourmente économique, la revanche de tous ceux qui ne devaient pas gagner.
(Source Allociné)
Les critiques
Par Mulder 04/04/2004
Gary Ross a admirablement bien tenu tenu les rênes de son petit cheval . Chris Cooper et Jeff Bridges sont tout simplement magnifiques. William H Macy apporte une touche d'humour bienvenue avec son personnage d'animateur radio . Quant à Tobey Maguire, le régime jockey lui réussit plutôt bien, alors qu'on l'avait quitté en train de tisser sa toile chez Sam Raimi. L'entendre s'exclamer sur Sea-biscuit en plein galop nous rappelle de bons souvenirs où il y a encore 2 ans il sautait d'un immeuble à un autre.
En conclusion, une belle histoire qui souffre un peu d'un manque d'épaisseur des personnages. Et surtout ne tenez pas compte des vilains canards qui ne manqueront pas de critiquer l'aspect américanophile du film. Quand on se sent mal chez soi, on se sent mal partout...
Par Tootpadu 04/04/2004
"Pur sang" est évidemment ce genre de film et bien que le résultat final soit agréable à regarder, il nous martèle son message - qu'on ne jette pas sa vie à cause de quelques bobos - de manière trop répétitive et lassante après la durée importante de ce drame hippique. Alors que la première partie paraît décousue avec ses trois destins parallèles qui se croiseront, elle a au moins le mérite d'apporter une certaine profondeur aux personnages. En effet, l'enchaînement des moments importants dans la vie de ces derniers cherche à procurer au film un souffle épique qu'il n'atteint malheureusement pas. La faute à une mise en scène qui ne sort que rarement des sentiers battus, qui s'appuie un peu trop sur la voix off et qui associe le cadre historique (la grande dépression des années 1930) d'une façon pas trop pertinente au récit. Au moins, elle opère le choix judicieux de s'abstenir d'un passage obligé et appréhendé en rapport avec le passé du jeune jockey, et elle mène la deuxième partie avec une main bien plus ferme, tout en trouvant une fin adéquate.
Pour un film sur un cheval, celui-ci ne prend pas tellement de place dans l'histoire qui se départage plutôt entre les personnages de Tobey Maguire, Jeff Bridges et Chris Cooper. Des trois, c'est Bridges qui a le rôle le plus intéressant et même si ce n'est pas un de ses meilleurs films, il s'en tire avec les honneurs. William H. Macy comme journaliste et homme des médias permet de sourire de temps en temps dans un film sérieux, ce qui en fait la distraction principale. Si après c'est un avantage ou un inconvénient dans un ton parfois pompeux dépend de la disposition du spectateur.
Vu le 9 octobre 2003, à l'UGC Ciné Cité Bercy, Salle 10, en VO