Neuilly sa mère !
Réalisé par Gabriel Julien-Laferrière (2009)
| Durée | 91 minutes |
| Sortie | 12/08/2009 |
| Note | 5/10 |
Le jeune Sami Benboudaoud se plaît bien dans sa cité de Châlon-sur-Saône, dans le 71, avec ses potes Jason et Mam. Mais quand sa mère prend un travail sur un bateau de croisière, Sami est obligé d'emménager chez sa tante Djamila, qui avait épousé dix ans plus tôt Stanislas De Chazelle, un riche propriétaire d'usines de charcuterie. Sami se retrouve alors complètement dépaysé, à Neuilly-sur-Seine, ses hôtels particuliers et son prestigieux collège privé Saint-Exupéry. L'insertion ne lui est guère facilitée par son cousin Charles, qui se prépare déjà au métier de ses rêves, devenir président de la république, et par ses camarades de classe, qui pour la plupart ne voient en lui qu'une racaille de banlieue. Heureusement que Sami a le coup de foudre pour Marie, la belle voisine mélomane.
La critique
Par Tootpadu 12/06/2009
Ainsi, Neuilly sa mère ! s'emploie principalement à faire passer en revue les nombreux comédiens de renom, qui font des apparitions anecdotiques ici, de Josiane Balasko à Eric Judor & Ramzy Bedia, en passant par Armelle, Eric Berger, Julien Courbey, François-Xavier Demaison, Michel Galabru, Valérie Lemercier, David Saracino ou encore Elie Semoun. Toute la bande de Djamel Bensalah, scénariste et producteur ici, est réunie, mais le discours est toujours aussi fade et opportuniste que dans Il était une fois dans l'Oued, par exemple. Les excès de dévotion du cousin indigne envers le parti présidentiel, au point de tout y référer, même son échec balladurien, s'inscrivent alors sans surprise dans une acceptation tacite du statu quo politique et social en France, contre lequel Neuilly sa mère ! ne fait guère mine de s'indigner.
Les bobos de Neuilly et les jeunes de la cité Ravel de Châlon peuvent alors dormir tranquillement. Ce n'est pas un film comme celui-ci, dont l'ambition est avant tout de divertir sans froisser qui que ce soit, qui va changer ne serait-ce qu'imperceptiblement la donne et la perception entre deux clichés bien enracinés dans la culture française.
Vu le 10 juin 2009, au Club Marbeuf