Quelque chose à te dire
Réalisé par Cécile Telerman (2009)
| Durée | 101 minutes |
| Sortie | 27/05/2009 |
| Note | 5/10 |
Suite à une crise cardiaque, Henry Celliers, grand patron français depuis quarante ans, a dû partir à la retraite. Sa présence à la maison ennuie quelque peu sa femme Mady, qui était habituée à plus de liberté. Et son fils aîné Antoine redoute que Henry se serve de son temps pour fouiner dans les affaires de sa société, dont il vient de déposer le bilan sans rien dire à son père. L'avenir d'Antoine ne promet rien de bon non plus, s'il faut croire les cartes de tarot que lui lit sa petite soeur Annabelle. Enfin, leur soeur Alice ne s'en sort pas mieux, puisqu'elle se fait arrêter pour possession de drogues le jour de son énième avortement, rien que pour tomber amoureuse de Jacques de Parentis, un flic désabusé au passé familial trouble.
La critique
Par Tootpadu 04/05/2009
Cette tendance à accumuler les coups du destin et les rencontres malencontreuses culmine dans une séquence de montage alterné particulièrement mal exécutée, qui enfonce définitivement Quelque chose à te dire dans le registre du mélodrame conventionnel. Les révélations, qui ont précédé à cet accident prévisible, avaient certes préparé le terrain. Mais jusque là, nous entretenions encore l'espoir que le scénario allait chercher une issue plus inspirée au secret qui pèse sur la famille, que cette conclusion fade et consensuelle. Au mieux, Cécile Telerman s'inscrit avec la suite à l'inoffensif et oubliable Tout pour plaire dans la tradition d'un cinéma français bourgeois, qui ne se distingue réellement que par sa soumission bénigne au statu quo social. Ce qui relève de la démarche facile dans un univers fictif peuplé de personnages blasés.
Seule Charlotte Rampling tire son épingle du jeu. Son rôle jouissif d'une mère indigne lui permet de balancer entre le caustique et le grave, avec une aisance qui fait malheureusement défaut au film dans son ensemble.
Vu le 4 mai 2009, au Club Marbeuf