Lesbian vampire killers
Réalisé par Phil Claydon (2010)
| Durée | 86 minutes |
| Sortie | 03/02/2010 |
| Note | 5/10 |
Depuis des siècles, le petit village anglais de Cragwich est sous l'emprise d'une malédiction. Avant qu'elle ait été massacrée par le chevalier McLaren, la reine des vampires Camilla avait en effet ensorcelé toutes les jeunes filles de la bourgade, qui deviennent depuis automatiquement des vampires lesbiennes le jour de leur dix-huitième anniversaire. Seul le dernier descendant de la lignée des McLaren pourra écarter ce malheur des habitants de Cragwich. Comme par miracle, c'est justement là que se rendent Jimmy McLaren et son ami Fletch pour se mettre au vert, après qu'ils se sont respectivement fait larguer et virer.
La critique
Par Tootpadu 24/04/2009
L'orientation sexuelle des vampires est ici un prétexte aussi peu efficace pour ajouter du piquant à l'intrigue, que le recyclage de la panoplie des armes contre l'invasion des ténèbres que l'on voit dans pratiquement tous les films semblables. Seule la décomposition initialement dégueulasse des vampires revêt une certaine originalité - ou elle représente au moins un croisement ingénieux de différents ingrédients du cinéma d'horreur -, avant que son utilisation ininterrompue n'affaiblisse son charme. Ce sont ainsi quelques idées pas sans mérite, qui sont usées ici jusqu'à la corde, ou plus précisément jusqu'à ce qu'elles perdent toute leur saveur.
Le même manque de renouvellement s'applique aux dispositifs de la mise en scène. La narration ne bénéficie ainsi plus des effets de transition voyants, des inscriptions des désignations d'endroit dans le cadre ou des condensations temporelles, dès que ces figures de style ont perdu leur fraîcheur et leur effet de surprise. Il ne reste alors plus que la bande son extrêmement travaillée et les bouffonneries du seul personnage intriguant (Fletch) pour garder notre intérêt éveillé.
Vu le 22 avril 2009, au Club de l'Etoile, en VO