Pour un fils
Réalisé par Alix de Maistre (2009)
Drame
| Durée | 98 minutes |
| Sortie | 04/03/2009 |
| Note | 5/10 |
Toni, le fils de Catherine et Paul, a disparu depuis dix ans. La naissance de Hugo n'a pas pu sauver le couple. Catherine vit désormais seule dans la maison familiale, incapable d'oublier Toni dont elle ne peut plus parler qu'avec l'inspecteur Omer, qui avait mené l'enquête à l'époque. Lorsqu'un adolescent traumatisé et mystérieux se manifeste et prétend être Toni, Omer fait tout son possible pour confirmer son identité sans l'ombre d'un doute, avant de le réunir avec sa famille.
La critique
Par Tootpadu 27/01/2009
Ce premier film franco-belge pâtit considérablement de son manque de suspense, dû à la révélation, dès le départ, des motivations du fils prodigue. Du coup dépourvu d'un véritable enjeu dramatique, Pour un fils avance sans trop de passion, jusqu'à sa conclusion inévitable. De toute façon, on sent bien que la réalisatrice ne cherche point à faire durer le mystère. Son récit se focalise davantage sur les implications émotionnelles et psychologiques des retrouvailles inopinées, pour tous les personnages concernés.
La relation qui se démarque le plus par sa complexité est celle entre Catherine et Omer. Le jeu plutôt subtil de Miou-Miou et d'Olivier Gourmet laisse supposer des liens de dépendance profonds entre ces deux individus, marqués par leur impuissance face à la tragédie de la disparition de Toni. Les autres personnages ne brillent pas par la même ambiguïté. Tandis que l'aura inquiétante du fils présumé ne fait que renforcer encore la lacune principale de la structure du scénario, la fragilité et la culpabilité enfouies du père sont loin d'atteindre le dilemme moral de la mère.
Enfin, la narration porte bien les marques d'un premier film, avec un rythme et des retours en arrière ponctuels, tels des flashs mentaux, qui laissent désirer du point de vue d'un style personnel.
La relation qui se démarque le plus par sa complexité est celle entre Catherine et Omer. Le jeu plutôt subtil de Miou-Miou et d'Olivier Gourmet laisse supposer des liens de dépendance profonds entre ces deux individus, marqués par leur impuissance face à la tragédie de la disparition de Toni. Les autres personnages ne brillent pas par la même ambiguïté. Tandis que l'aura inquiétante du fils présumé ne fait que renforcer encore la lacune principale de la structure du scénario, la fragilité et la culpabilité enfouies du père sont loin d'atteindre le dilemme moral de la mère.
Enfin, la narration porte bien les marques d'un premier film, avec un rythme et des retours en arrière ponctuels, tels des flashs mentaux, qui laissent désirer du point de vue d'un style personnel.
Vu le 26 janvier 2009, au Club de l'Etoile
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10