J'irai dormir à Hollywood
Réalisé par Antoine De Maximy (2008)
| Durée | 102 minutes |
| Sortie | 19/11/2008 |
| Note | 6/10 |
Le journaliste Antoine De Maximy saute en parachute près de New York. Une fois sur terre, il commence seul son périple d'une traversée du continent américain d'est en ouest. En bus, en train, à pied ou en corbillard, il passe de New York en Floride et en Louisiane, de la Nouvelle Orléans aux réserves indiennes du Nevada et à Las Vegas. Mais sa véritable destination est Hollywood, où il espère se faire inviter chez une star de cinéma.
Les critiques
Par Mulder 08/12/2008
C’est en dormant dans les demeures de citoyens américains de la classe moyenne défavorisée que ce film nous montre une population pleine de tendresse. Passionné par les Etats-Unis, que j'ai pu visiter à plusieurs reprises, j'ai trouvé ce documentaire très intéressant. Nous sommes en effet loin ici du glamour véhiculé par l'idéologie des grands studios américains.
Certes, cette oeuvre ne restera pas dans nos mémoires, mais nous passons un moment fort sympathique avec un acteur/réalisateur intéressant.
Vu le 21 novembre 2008, au Gaumont Disney Village, Salle 4, en VF
Par Tootpadu 20/11/2008
Ce qui étonne en effet le plus dans J'irai dormir à Hollywood, c'est l'absence de tout discours à but scientifique. La dimension humaine de l'aventure est clairement privilégiée, au détriment d'une démarche d'interrogation plus poussée que les incrustes gentillettes pour dîner ou pour se faire héberger. Antoine De Maximy ne pose pas de questions toutes faites. Il se fait inviter chez les gens qu'il croise au fil de ses pérégrinations, pour ensuite laisser ses hôtes parler de ce qui leur pèse sur le coeur. Le résultat est une somme de rencontres plutôt arbitraires, mais jamais sans intérêt. Tout le monde ne passe pas le test de l'hospitalité, mais même les situations les plus pernicieuses ajoutent une facette à ce voyage haut en couleur.
La bonne humeur du réalisateur le rend enfin un agréable compagnon de voyage. Au delà du dispositif formel forcément limité et du rythme soutenu, qui éclipse un peu trop aisément les périodes probables d'ennui et de solitude, l'image des Etats-Unis qui se dégage de ce documentaire est au moins aussi valable que celle, plus formatée, de ses confrères précités. En abordant au pif les gens dans la rue, Antoine De Maximy repart logiquement avec un instantané de l'Amérique "d'en bas". Toutefois, il n'y a rien de mal à cela, puisqu'il ne visait ni un résultat socialement irréfutable, ni un pamphlet moqueur sur la simplicité d'esprit des Américains à la Borat. Au fond, son commentaire suffit parfaitement à sa philosophie de vie joyeuse et néanmoins lucide.
Vu le 20 novembre 2008, au MK2 Bibliothèque, Salle 5, en VO