Moscow Belgium

Réalisé par Christophe Van Rompaey (2008)

Comédie romantique
Moscow Belgium
Durée 102 minutes
Sortie 19/11/2008
Note 6/10

La vie de Matty, une postière de 41 ans, devient de plus en plus compliquée. Son mari Werner l'a quittée il y a cinq mois pour vivre avec une de ses jeunes étudiantes. Et sa fille aînée Vera est en pleine crise d'adolescence. Lorsque Matty cause un accrochage bénin sur le parking du supermarché, entre sa voiture et le camion de Johnny, elle déraille mentalement et s'emporte contre le camionneur. Celui-ci est étrangement séduit par cette femme sensiblement plus vieille que lui. Il lui fait la cour, ce qui énerve Matty au début, avant qu'elle ne cède aux avances de son jeune prétendant, pour ajouter une complication supplémentaire à sa vie déjà suffisamment tumultueuse.

La critique

Par Tootpadu 05/11/2008

La bonne humeur communicative qui se dégage de ce premier film belge flamand, présenté cette année à la Semaine de la critique au festival de Cannes, repose surtout sur l'attitude désinvolte du personnage principal. Matty n'est pas une femme exemplaire, une mère courage dont le tempérament et la détermination balayeraient tous les obstacles. Elle se trouve plutôt en ligne de mire des désirs ou du rejet de la part de son entourage, qui met ses propres préoccupations avant les siennes. L'action de Matty n'a alors pas grand-chose à voir avec la vie normale à laquelle elle aspire : à l'encontre de toute raison, elle suit son coeur, quitte à ignorer si son histoire d'amour se soldera tous les jours par un lever de soleil romantique, observé depuis la cabine d'un camion.
L'imperfection humaine constitue le fond de commerce entièrement recommandable de ce film fort sympathique. Peu importe l'âge des personnages, tout un chacun est en train de se chercher et d'établir un lien avec les autres, aussi maladroit soit-il. Qu'il s'agisse du vieil entrepreneur des pompes funèbres, dont les passages à la poste rythment l'intrigue, ou du mari exténué par l'intensité vitale de sa maîtresse, les petites touches, qui confèrent une authenticité comique et chaleureuse au récit, sont nombreuses. Tout comme l'ancrage du film dans un milieu belge populaire, sans excès, ni condescendance sociale.

Vu le 4 novembre 2008, au Club Marbeuf, en VO

★★★★★★☆☆☆☆ 6/10

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