
| Titre original: | Trust the Man |
| Réalisateur: | Bart Freundlich |
| Sortie: | Cinéma |
| Durée: | 99 minutes |
| Date: | 22 novembre 2006 |
| Note: | |
Deux couples en crise à New York. Tom, le mari de Rebecca, une actrice célèbre, ne se sent pas satisfait sexuellement. Et Tobey, le frère cadet de Rebecca et meilleur ami de Tom, hésite à s'engager davantage avec Elaine, sa copine depuis sept ans, qui affiche tout à coup la volonté de fonder une famille.
Critique de Tootpadu
Quand la première tentative à faire rire d'une comédie sentimentale consiste en un gamin qui ne veut pas se décider à péter, la barre n'est pas mise très haut pour la suite. Et effectivement, les conversations dans ce film plutôt fade tournent souvent autour des préoccupations intestinales des personnages, qui se mettent aussi, occasionnellement, à cracher toutes sortes d'aliments, ce qui est sans doute censé faire rire également. Mais qu'il n'y ait pas de méprise, Trust the Man n'est pas du tout une de ces comédies d'ados à l'humour vulgaire, non, c'est un film qui se veut sérieux, avec plein d'interrogations élémentaires sur la mort, l'appétit sexuel et, avant tout, l'amour.
Seulement, Bart Freundlich nous soumet tous ces problèmes récurrents du début de la quarantaine avec un tel manque de conviction et d'inspiration cinématographique que l'ennui guette rapidement. Dépourvu de la moindre originalité, le film accumule en effet les séquences forcées et les situations prévisibles, avec comme point le plus bas les déclarations au théâtre à la fin et, comme seul petit rayon de soleil, la description du porno que Rebecca fait à son mari. Dans cette masse de péripéties banales, les personnages restent désagréablement plats, ils ne suscitent pas le moindre intérêt pour leur introspection fortement nombriliste. Et c'est là que le film échoue en fin de compte : dans son auto-suffisance formelle et scénaristique qui ne vise jamais juste, que ce soit en direction du drame citadin intimiste, ou de la flamboyance comique inspirée visiblement du maître incontesté, Woody Allen.
Enfin, la distribution disparate ne réussit pas non plus à rendre ces histoires de couple très conventionnelles plus intéressantes. Ni les seconds rôles plus ou moins névrosés (Garry Shandling en conseiller de couple, Bob Balaban en psychologue et Ellen Barkin en éditrice), ni les quatre personnages principaux qui passent sans profondeur à travers les émotions n'apportent ne serait-ce qu'un petit peu de piquant à ce film en somme très fade.
Vu le 19 octobre 2006, au Planet Hollywood Champs-Elysées, en VO
Note de Tootpadu: