Mon espion préféré

Réalisé par George Gallo (2008)

Comédie policière
Mon espion préféré
Durée 97 minutes
Sortie 05/11/2008
Note 4/10

De retour à la maison après trois ans en mission secrète, le jeune agent du FBI Henry Durand n'en croit pas ses yeux : sa mère Marty, qu'il avait laissé dans un état de déprime et d'obésité avancé, s'est transformé en une mangeuse d'hommes radieuse et dynamique. Henry, sur le point de se marier avec sa collègue Emily, n'en peut plus des frasques de sa mère avec des hommes parfois plus jeunes que lui, mais c'est surtout la dernière conquête de Marty qui lui déplaît. Tommy prétend en effet être un homme d'affaires proche de la retraite, alors qu'il est en réalité un voleur d'objets d'art recherché dans plusieurs pays. Soupçonné d'être en ville pour dérober une statue antique précieuse, Tommy est mis sur écoute par Henry, sur ordre de ses supérieurs, qui comptent bien profiter des relations sentimentales de la mère de leur agent pour résoudre cette affaire.

La critique

Par Tootpadu 26/09/2008

Les années 1960 sont au déshonneur dans cette comédie policière nullement amusante, qui a subi une sortie directe en vidéo bien méritée aux Etats-Unis. Le réalisateur George Gallo se croit apparemment digne héritier de Blake Edwards, alors que ses transitions tapageuses et son humour très lourd feraient honte aux films les moins réussis du père de La Panthère rose. Ce film fait partie des ratages pénibles, où rien ne fonctionne, mais dans lesquels les ficelles désespérées pour préserver l'illusion d'un spectacle minable sont constamment visibles.
L'intrigue convulsive ne se maintient tant bien que mal à flot que par l'humour gras et prévisible d'un scénario peu regardant sur la crédibilité de son évolution. Longtemps avant la découverte de l'identité réelle de Tommy, la succession de scènes navrantes nous a fait perdre tout espoir, quant à une éventuelle qualité rédemptrice de tant d'ineptie et de lourdeur dans l'écriture. Avec l'hystérie agaçante du fils, dépassé par la vie privée de sa mère, comme seul moteur, l'intrigue ne fait que tituber d'une vanne pitoyable à l'autre.
Dans un tel marasme de mauvaises performances, de la part de l'interprétation, en passant par le scénario, jusqu'à une mise en scène incapable d'orchestrer au moins de façon convenable la seule scène d'action du film, la beauté relative de la photo fait tache. L'échec de Mon espion préféré n'est certainement pas imputable au chef-opérateur Michael Negrin, qui fournit un cadre visuel bien trop joli pour le désastre filmique qui se déroule à l'intérieur.

Vu le 25 septembre 2008, au Club Marbeuf, en VO

★★★★☆☆☆☆☆☆ 4/10

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