Assaillant (L')
Réalisé par Pablo Fendrik (2008)
Drame
| Durée | 69 minutes |
| Sortie | 08/10/2008 |
| Note | 6/10 |
Un homme, la soixantaine, à l'apparence soignée, s'introduit dans une école de la banlieue de Buenos Aires. Il y a pris rendez-vous pour inscrire son fils de cinq ans pour la rentrée prochaine. Sauf que ce père présumé sort un pistolet en pleine discussion et exige le contenu de la caisse de l'établissement.
La critique
Par Tootpadu 17/09/2008
Avec une durée d'à peine plus d'une heure, ce premier film argentin, acclamé à la Semaine de la critique cannoise l'année passée, comporte à la fois les avantages et les limitations de ce format plutôt court. On rentre directement dans l'action, sans fioriture narrative et sans savoir tout à fait ce que le personnage principal, visiblement agité, est venu faire à l'école. De cette introduction immédiate naît une tension palpable, qui ne retombera qu'à la fin, lorsque nous voyons le criminel amateur dans son environnement social modeste. Pendant une heure, le réalisateur Pablo Fendrik maintient adroitement le doute sur les motivations et les capacités de nuire de son protagoniste.
Cependant, la durée limitée du film et la narration quasiment en temps réel ne permettent pas vraiment de percer la surface de cette série d'actes désespérés. En dépit de l'interprétation prenante d'Arturo Goetz et d'une caméra, qui ne le quitte pas un seul instant, nous restons à distance de cet homme, dont nous ignorons même le nom. Ainsi, son périple fonctionne parfaitement en tant que thriller haletant, à la façon du Phone game de Joel Schumacher, mais les éléments secondaires sont trop pauvres pour en faire autre chose qu'un exercice de style mené avec adresse.
L'Assaillant est donc le premier jet réussi d'un jeune réalisateur plutôt prometteur.
Cependant, la durée limitée du film et la narration quasiment en temps réel ne permettent pas vraiment de percer la surface de cette série d'actes désespérés. En dépit de l'interprétation prenante d'Arturo Goetz et d'une caméra, qui ne le quitte pas un seul instant, nous restons à distance de cet homme, dont nous ignorons même le nom. Ainsi, son périple fonctionne parfaitement en tant que thriller haletant, à la façon du Phone game de Joel Schumacher, mais les éléments secondaires sont trop pauvres pour en faire autre chose qu'un exercice de style mené avec adresse.
L'Assaillant est donc le premier jet réussi d'un jeune réalisateur plutôt prometteur.
Vu le 16 septembre 2008, au Club Publicis, en VO
★★★★★★☆☆☆☆
6/10