Momie La Tombe de l'empereur dragon (La)
Réalisé par Rob Cohen (2008)
| Durée | 112 minutes |
| Sortie | 06/08/2008 |
| Note | 4/10 |
En 1946, le couple d'explorateurs Rick et Evelyn O'Connell s'ennuient fermement dans leur château en Angleterre. Les deux aventuriers désoeuvrés sont alors ravis de répondre favorablement à la demande du gouvernement de transmettre le diamant du Shangri-La à son propriétaire légitime, le musée de Shanghai. En même temps, Alex O'Connell, leur fils, s'est consacré à l'insu de ses parents à des fouilles en Chine. Il a découvert la tombe du légendaire empereur dragon, momifié en attente d'être réveillé et d'atteindre son but ultime : la vie éternelle. C'est justement la pierre précieuse que les O'Connell amènent d'Europe qui contient l'élixir qui le ramenera, ainsi que son armée puissante, d'entre les morts.
La critique
Par Tootpadu 13/08/2008
La narration est sensiblement plus dynamique que celle, complètement exsangue, de son prédécesseur, mais elle s'appuie sur un scénario tellement inepte et décousu que le moindre effort de rigueur s'avère inutile. Le couple de héros est toujours aussi fade, leur cousin toujours aussi péniblement hystérique, et l'ajout d'un petit crâneur sans charme, en guise de progéniture qui reprendra un jour le flambeau, n'apporte rien à l'intrigue. Seule la présence de Michelle Yeoh, en gardienne du secret de l'immortalité, insuffle un petit peu d'élégance dans un environnement paresseux et balourd. Quant à Jet Li, il paraît se contenter de plus en plus de rôles pompeux, qui ne font appel à ses capacités physiques, probablement en déclin en vue de son âge, que de manière anecdotique. Son affrontement final avec Yeoh reste ainsi bien en dessous de son potentiel et de nos espérances.
Du côté technique, si le mixage sonore est plutôt réussi, la même chose ne peut nullement être dite des effets spéciaux. La transformation initiale de l'empereur en homme de chocolat fondu est sans aucun doute l'effet le plus risible et laid depuis l'homme de pain d'épice des Frères Grimm de Terry Gilliam. Elle s'inscrit dans la série de trucages mauvais et entièrement ratés, à laquelle on joindrait également les calamares du Purificateur de Brian Helgeland.
Apparemment, il ne reste plus que Steven Spielberg et son Indiana Jones pour redonner, tant soit peu, ses lettres de noblesse au film d'aventure, horriblement malmené par la bande de tâcherons, qui s'acharne dessus depuis quelques années.
Vu le 13 août 2008, au MK2 Bibliothèque, Salle 11, en VO