Modern Love
Réalisé par Stéphane Kazandjian (2008)
| Durée | 90 minutes |
| Sortie | 12/03/2008 |
| Note | 5/10 |
Il y a trois ans, le jour du réveillon, Eric s'était définitivement fait larguer par Marie, la femme de sa vie, et Elsa avait décidé qu'il valait mieux apprendre l'espagnol, plutôt que d'attendre son prince charmant ou perdre son temps avec des hommes immatures comme Victor. Depuis, Eric s'est mis avec Anne, une fille simple et gentille, et il a écrit le scénario de "Modern Love", une comédie romantique à succès. Mais lorsqu'il croise Marie et que celle-ci lui fait une proposition délicate, Eric ne peut pas s'empêcher de tomber à nouveau amoureux d'elle. Pendant ce temps, Elsa fait des progrès prodigieux en espagnol, mais elle n'a toujours pas trouvé son homme idéal. Jusqu'au jour où elle rencontre Jérôme, son nouveau binôme au travail, qui dispose de tous les atouts pour la séduire : du charme, du goût et de l'humour, le tout sans les désagréments habituels de la gent masculine.
Les critiques
Par Mulder 17/03/2008
Ce film ne repose que sur des stéréotypes et les personnages sont mal définis, ce qui ne les rend pas assez attachant. De plus, il a pour thèse que les hommes parfaits sont forcément des homosexuels (cf la scène embarrassante sur la péniche par exemple).
On aimerait que Bérénice Béjo puisse trouver un film plus à la hauteur de ses ambitions, où elle pourrait révéler non seulement tout son charme, mais également montrer qu’elle est une comédienne à suivre de près, car après des films comme 13m² et La Maison, on est loin de films comme Chevalier, où elle avait comme partenaire Heath Ledger…
Reste que ce film, qui sera parfait pour passer en première partie de soirée sur TF1, peut se laisser, voir si vous aimez la collection Arlequin ou si vous êtes encore assez crédule pour croire que les contes de fées existent et que tout le monde est linéaire et sans profondeur.
Vu le 14 mars 2008, au Gaumont Disney Village, Salle 16
Par Tootpadu 30/01/2008
La répartition du récit en trois fils distincts aurait pu créer une dynamique pétillante. Dans l'état, c'est davantage une alternance entre des histoires plus ou moins forcées qui s'opère mollement. Alors que le film dans le film demeure fidèle à un idéal romantique soutenu à coups de chansons sirupeuses et d'une esthétique très rose bonbon, les deux autres histoires se situent plus près de la réalité, avec tout ce que cela implique de frustrant et de laborieux. Temporairement, le trait forcé de l'obsession du personnage scénariste est rattrapé par l'aisance romantique du coup de foudre au travail. Mais cette romance, qui avait si bien commencé, doit passer, elle aussi, par des turbulences, qui ne sont au demeurant même pas politiquement correctes, avant de s'écraser comme toutes les autres. Eh oui, nous le savions avant de regarder cette bluette à peine plaisante, le grand amour, celui qui dure, n'existe qu'au cinéma.
Enfin, la distribution plutôt prestigieuse ne fait pas assez opérer son charme pour nous faire oublier les lacunes du scénario. Alors que le couple fictif, formé par Alexandra Lamy et Stéphane Rousseau, ne cesse pas de nous donner l'étrange impression d'y voir l'équivalent franco-canadien d'un tandem improbable entre Cameron Diaz et Mark Wahlberg, la plupart des autres interprétations s'accommodent assez mal des névroses du scénario. A l'exception notable de Stéphane Debac dans le rôle de Jérôme, effectivement un homme idéal, qui se retrouve cependant dans la situation la plus ingrate du film.
Vu le 29 janvier 2008, au Club 13