Mariage à l'anglaise
Réalisé par Dan Mazer (2013)
| Durée | 97 minutes |
| Sortie | 10/04/2013 |
| Note | 4/10 |
Seulement sept mois après s’être rencontrés et avoir eu un véritable coup de foudre l’un pour l’autre, l’écrivain Josh et la publicitaire Nat se marient. Une union que leur entourage voit avec peu d’enthousiasme, puisque même la sœur de la mariée lui donne dans le meilleur des cas un an avant le divorce. Et effectivement, au bout de neuf mois, la magie a disparu et le couple bat sérieusement de l’aile. Josh et Nat se décident alors de consulter une conseillère conjugale. Mais les recommandations de celle-ci seront sans effet, parce que Nat a de plus en plus de mal à résister aux avances du riche entrepreneur Guy et que Josh se trouve à nouveau attiré par son ex Chloe.
Les critiques
Par Mulder 16/04/2013
Nat (Rose Byrne), une jeune femme ambitieuse, et Josh (Rafe Spall), un apprenti romancier, n’ont strictement rien à faire ensemble. Comme le spectateur lambda de la plus petite salle du cinéma Gaumont de Disney Village n’a rien à faire devant ce direct DVD, projeté sur grand écran. Certes le film traite de thèmes universels tels le mariage, les amis lourds, mais il s’enlise par son manque d’ambition.
Le titre anglais semble plus adéquat à caractériser la thématique du film soit : « je leur donne une année » (I give it a year). Le film a pour sujet principal de savoir si un couple mal assorti peut tenir plus d’un an. Challenge d’autant plus difficile lorsque l’ex-copine de Josh, Chloe (Anna Faris) lui avoue que ses sentiments envers lui restent intacts et qu'un client richissime et très séduisant, Guy (Simon Baker), arrive dans le bureau où travaille Nat. Cette bonne idée sur le papier se révèle mal présentée sur la pellicule. De bonnes idées n’ont jamais fait de grands films sans un réalisateur, chef d’orchestre derrière la caméra.
Il ne suffit pas de mettre les personnages principaux dans des situations gênantes pour en faire une comédie réussie. La scène du cadre photo en famille est certes comique mais semble déjà avoir été vue et revue. Quand elles sont parfaitement maîtrisées, les comédies anglaises sont des modèles du genre, mais ce film est plus consternant et laid à regarder que des comédies vues récemment sur nos grands écrans. L’objet fini est donc sans saveur et dommage pour le cinéma britannique.
Avoir l’excellent et photogénique mentaliste dans son film et en faire un personnage neutre et sans relief n’est pas donné à tous les réalisateurs. Pari néfaste réussi pour Dan Mazer. Comme celui de faire de la superbe actrice Rose Byrne (X-men le commencement et Insidious) une femme si fade et transparente est une insulte à la gente féminine. Ce film montre que certains scénaristes devraient rester dans l’ombre et laisser la réalisation à de vrais auteurs.
Vu le 13 avril 2013 au Gaumont Disney Village, Salle 08, en VF
Par Tootpadu 21/03/2013
De surcroît, la construction alambiquée du récit ne contribue en rien à la cohérence du propos du premier film de Dan Mazer. Ce transfuge de l’univers de Sacha Baron Cohen fait par contre feu de tout bois en termes d’humour extrêmement lourd, jamais amusant ou divertissant, mais tributaire d’un trait forcé qui nous a fait grincer des dents à de nombreuses reprises. Nous n’avons en effet pas souvenir de personnages aussi affligeants que Danny, le meilleur ami de Josh qui exprime ses frustrations sexuelles de la façon la plus maladroite et crue possible, et Linda, la conseillère qui personnifie à elle seule tout ce qui ne va pas dans la société britannique, engoncée et mal dans sa peau. Ces catastrophes ambulantes ne sont guère compensées par les interprétations plus convenables de Minnie Driver et Anna Faris, peut-être l’une des actrices les plus attachantes, qui nous fait avaler même les retournements les plus improbables.
De ceux-là, il n’y a aucune pénurie à signaler au fil d’une intrigue qui multiplie les maladresses. La plus aberrante d’entre elles est sans doute ce rendez-vous romantique manqué, aux colombes abattues par un ventilateur. Mais même avant ou après, le ton du film s’avère horriblement bancal et profondément mal intentionné. Sauf que la moquerie incessante des personnages ne tire point vers la satire savoureuse, mais vers le dédain répugnant à l’égard des couples instables qui ne dégagent aucun charme. L’issue de cette bluette hautement improbable nous laisse par conséquent complètement indifférents, tant que nous n’aurons plus à subir les frasques désagréables d’une flopée de personnages excessivement caricaturaux et dépourvus du moindre pouvoir de séduction.
Vu le 18 mars 2013, à la Salle Pathé Lincoln, en VO