Sex friends

Réalisé par Ivan Reitman (2011)

Comédie romantique
Sex friends
Durée 108 minutes
Sortie 16/02/2011
Note 6/10

Les chemins d’Emma Kurtzman et d’Adam Franklin se sont croisés à plusieurs reprises, depuis que les deux adolescents ont participé à la même colonie de vacances. Quinze ans plus tard, après une nuit de cuite, Adam se retrouve à poil dans l’appartement d’Emma, sans savoir comment il est arrivé là et ce qui s’est passé la veille. Emma le rassure tant soit peu sur ses frasques d’ivrogne, mais l’attirance entre les deux amis est telle qu’ils ne tardent pas à finir au lit ensemble. Alors que sexuellement tout va à merveille entre eux, Emma ne souhaite pas du tout s’engager et préfère envisager leur relation comme un arrangement entre amis sexuels, qui ne se doivent rien du côté romantique. Adam accepte cet accord, mais il ne peut résister longtemps aux sentiments qu’il éprouve à l’égard d’Emma.

Les critiques

Par Mulder 30/03/2011

Après Black swan et en attendant de découvrir la tant attendue publicité Miss Dior sous la direction de Sofia Coppola, Natalie Portman produit et joue sous la direction de Ivan Reitman (S.O.S. Fantômes).

Aux côtés de Ashton Kutcher, elle forme l'un de ces couples mal assortis dont Hollywood a la recette toute faite et qui ressort continuellement chaque année. Ce n’est donc pas du côté de l'originalité qu'il faut creuser, mais plutôt dans le plaisir communicatif pris par le couple à l'écran qu'il faut regarder. Les dialogues très bien ciselés et le jeu parfait une fois de plus de la superbe Natalie Portman font que ce film se laisse regarder avec un plaisir coupable, même si nous avons du mal en l'assortiment de ce couple : elle ne veut pas s'attacher et ne comprend une relation amoureuse que comme une partie de chambre (d'où le titre du film), lui subit l'influence néfaste d'un père trop célèbre, qui lui a pris sa compagne (une décervelée américaine).

La relation entre ces deux êtres blessés avec ses hauts et ses bas fait de ce film un produit marketing fort recommandable. Ce film purement hollywoodien par les clichés véhiculés montre qu’Ivan Reitman n'a pas perdu la main depuis la saga des chasseurs de fantômes. Il met ainsi en avant ses comédiens et leur sert un scénario prétexte aux répliques cultes.

Puisque je suis un geek en béatitude devant Natalie Portman, ma critique ne peut être que positive, étant donné que je cautionne chacun de ses films. J'attends donc avec impatience Thor, qui fera d'elle sans aucun doute une icône de comics Marvel.

Vu le 19 février 2011, au Gaumont Disney Village, Salle 1, en VF

★★★★★★☆☆☆☆ 6/10

Par Tootpadu 19/03/2011

Ivan Reitman ne manque décidément pas d’un sens de l’humour et de l’autodérision. Pas assez du fait qu’il s’est donné lui-même le petit rôle du réalisateur d’un pastiche de High School Musical, comme pour mieux désigner la direction que sa carrière en perte de vitesse depuis quelques années risque de prendre un jour ou l’autre. Il inclue également un personnage paternel dans cette comédie romantique, qui pourrait bien être un indicateur des rapports pas toujours faciles entre des vedettes hollywoodiennes dont la célébrité ne se base que sur un seul succès majeur – S.O.S. Fantômes en l’occurrence – et leur progéniture dans le doute plus talentueuse qu’elles, qui ont du mal à percer dans le métier du cinéma. Apparemment, les réalisateurs de la famille Reitman, Ivan et Jason, s’entendent très bien, mais l’ascension fulgurante du fils, aux commandes de trois succès critiques pendant les cinq ans que son père a mis pour se remettre de son dernier échec, a néanmoins le potentiel d’une certaine jalousie professionnelle.
Même s’il n’a rien du retour en état de grâce d’un des piliers de la comédie américaine des années 1980 et ’90, Sex friends est toutefois assez en phase avec son époque pour être un peu plus qu’une bluette gentillette et sans effets secondaires. Outre l’approche décomplexée des règles et l’inclusion un peu trop ostentatoire des moyens de communication modernes pour faire avancer l’intrigue, c’est surtout la dissociation entre l’épanouissement sexuel et sentimental qui est le garant d’une pertinence toute relative, peut-être déjà caduque dès la prochaine évolution des mœurs. Pour le moment, cette façon assez récente de s’éclater en priorité au pieu et de voir où cela mène en vue d’une relation plus ou moins stable et exclusive trouve en tout cas ici un témoignage filmique plutôt divertissant et guère vulgaire.
La narration commence certes à s’essouffler un peu pendant la dernière partie du film et l’on ne se sentira jamais aussi proche des deux personnages principaux au comportement pas toujours sensé que d’une galerie de rôles secondaires plutôt adroitement campée, mais le scénario nous réserve assez de revirements parfois incongrus pour nous faire croire – le temps de deux heures – à la conciliation possible, quoique pas forcément facile, entre les besoins du cœur et ceux plus volages de la libido.

Vu le 19 mars 2011, à l’UGC Ciné Cité La Défense, Salle 5, en VO

★★★★★★☆☆☆☆ 6/10

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