Frozen days
Réalisé par Danny Lerner (2007)
| Durée | 94 minutes |
| Sortie | 21/11/2007 |
| Note | 5/10 |
Une jeune vendeuse de drogues erre seule dans les rues de Tel Aviv, la nuit. Après une affaire qui a mal tourné, elle cherche du réconfort dans une discussion virtuelle avec un homme qu'elle a rencontré sur le web. Celui-ci l'invite chez lui, suite à un premier rendez-vous manqué. Il s'appelle Alex Kaplan et vient d'emménager dans son nouvel appartement. Mais là encore, la prise de contact ne se passe pas comme prévu. Juste au moment où les deux sont censé se retrouver à l'extérieur d'une boîte de nuit, celle-ci est la cible d'un attentat suicide. Alex est grièvement brûlé et la jeune femme s'installe alors chez lui pour prendre soin de ses affaires courantes. Une usurpation d'identité qui ne tardera pas de la perturber sérieusement.
La critique
Par Tootpadu 11/10/2007
Cependant, ni la plume, ni la caméra de Lerner ne possèdent le même trait de maître, à la fois léger et ferme, que celles de Hitchcock. La suite soutenue de déconvenues, qui arrivent à la protagoniste pendant la première demi-heure, ne rendent pas l'identification plus aisée. Au contraire, l'insistance scénaristique sur cette nuit malchanceuse, qui culmine avec l'attentat, l'avènement de l'appréhension collective cardinale en Israël, cache mal sa lourdeur stylistique. Dans ce contexte, l'emploi de la photographie en noir & blanc, à l'exception d'une parenthèse de trois minutes dans la discothèque, sous l'emprise des drogues psychédéliques, peut paraître jolie, mais gratuite. Un peu comme dans La Vie selon Agfa, la photographie soignée donne un cachet formel au film, qui se justifie à peine par ses besoins narratifs.
La transformation progressive de la femme s'avère déjà plus passionnante. Même si les ficelles sont toujours aussi grosses, la fin ne nous laisse pas uniquement perplexe à cause de son caractère un peu poussif. En effet, Danny Lerner a au moins partiellement réussi à ce moment de brouiller nos repères et à retourner nos certitudes de perception, de compréhension et d'identification. Ce qui constitue un accomplissement honorable pour un film de fin d'études produit pour une bouchée de pain.
Vu le 11 octobre 2007, au Club Marbeuf, en VO