Goût de la vie (Le)
Réalisé par Scott Hicks (2007)
| Durée | 104 minutes |
| Sortie | 12/09/2007 |
| Note | 4/10 |
Kate Armstrong ne vit que pour son travail en tant que chef de cuisine, dans un petit restaurant gourmand de New York. Mais sa vie change radicalement, lorsqu'elle doit assumer la garde de sa nièce Zoé, après la mort de sa soeur dans un accident de voiture. Kate ne sait pas quoi faire avec cette fille traumatisée de neuf ans. En plus, le départ de son sous-chef en congé de maternité l'oblige à faire équipe avec Nick Palmer, un jeune virtuose dont la façon joyeuse de travailler contraste avec le sérieux de Kate. Mais c'est justement lui qui rompra la glace entre Zoé et sa tante.
La critique
Par Tootpadu 14/09/2007
La donne devient rapidement plus sérieuse ici que dans le délice d'Adrienne Shelly, même si l'on voit l'accident fatal arriver de loin. Par la suite, le ton reste désagréablement indécis entre le deuil difficile de la petite fille et les ébats amoureux de Kate. Aucun cliché n'est alors trop convenu pour faire avancer l'intrigue par à-coups improbables. Le scénario édulcoré regorge au plus tard dès le début de la relation sentimentale de répliques navrantes ("Je sens de la truffe." après le deuxième baiser, par exemple). Et les quelques revirements de circonstance sont ennuyeusement prévisibles.
La mise en scène de Scott Hicks est à peu près aussi inepte que dans ses trois films précédents. Incapable de créer de l'émotion à travers des moyens cinématographiques plus sophistiqués, il s'appuie paresseusement sur des choix musicaux peu inspirés pour animer son récit. C'est d'ailleurs cette ribambelle de morceaux très communs et la partition de Philip Glass qui donnent le ton, plus que les montages sommaires et les passages obligés du genre, égrenés sans passion.
Enfin, l'interprétation ne relève pas non plus la saveur. Alors qu'Abigail Breslin a sacrément grandi depuis Little Miss Sunshine, au point de rendre l'affiche française presque mensongère, Catherine Zeta-Jones passe à travers des maniérismes qui rappellent curieusement Ingrid Bergman dans ses rôles les plus stoïques. Quant à Aaron Eckhart, son personnage décontracté apparaît au contraire plutôt forcé.
Vu le 14 septembre 2007, au MK2 Bibliothèque, Salle 6, en VO