Balles de feu

Réalisé par Robert Ben Garant (2008)

Comédie sportive
Balles de feu
Durée 90 minutes
Sortie 09/07/2008
Note 2/10

Aux Jeux olympiques de Séoul, le jeune prodige Randy Daytona était arrivé en finale de la compétition de ping-pong. Vaincu et humilié par son adversaire est-allemand Karl Wolfschtagg, Randy n'avait pas seulement perdu sa notoriété naissante à l'issue de la partie, mais aussi son père, assassiné par le mystérieux Monsieur Feng chez lequel il avait des dettes de jeu. Dix-neuf ans plus tard, Randy ne se sert plus de son adresse sportive que pour gagner sa vie dans des spectacles de variété minables. L'agent du FBI Rodriguez le contacte néanmoins, afin de l'infiltrer dans un tournoi clandestin de ping-pong, organisé par Feng. Alors qu'il avait juré de ne plus participer à aucune compétition, Randy accepte pour se venger de l'assassin de son père.

La critique

Par Tootpadu 02/07/2008

Décidément, les comédies infectes se suivent et se ressemblent cet été. Alors que la France fait pitié avec ses Dents de la nuit, les Etats-Unis ne s'en sortent point mieux avec ce navet de la pire espèce ! Rien ne va en effet dans cette comédie à l'humour qui fait pleurer, pas de rire, mais de consternation face à tant d'ineptie. Avec Balles de feu, la renaissance de la comédie sportive, que l'on doit sans doute au succès de Dodgeball, est arrivé au point mort. Espérons que le genre s'en remettra, ou mieux encore, qu'il disparaîtra à nouveau, en emmenant tous les Will Ferrell et autres pitres qui en profitent avec lui !
Inutile en effet de chercher la moindre originalité ou le plus infime divertissement dans cette bouse filmique ! Quand le scénario flemmard ne se sert pas des plus gros clichés du genre pour faire avancer tant soit peu une intrigue moribonde, il puise dans l'humour le plus lourd et populiste possible pour inciter en vain à une rigolade bien grasse. On se croirait ramené un quart de siècle en arrière, tellement les cibles innocentes des vannes sans verve, comme les asiatiques, les homos, les aveugles et les femmes, ainsi que le style très fade, digne d'un feuilleton de notre jeunesse, rappellent ce que les années 1980 avaient de plus mauvais à offrir !
Difficile à dire ce qui a bien pu inciter un acteur de la trempe d'un Christopher Walken à participer à un tel désastre filmique. Absent des quarante premières minutes du film, Walken ne change guère la donne par la suite, puisqu'il se laisse davantage rabaisser par le cabotinage de ses comparses, qu'il n'insuffle un minimum de qualité dans cette cause perdue dès le départ.

Vu le 1er juillet 2008, au Metro, en VO

★★☆☆☆☆☆☆☆☆ 2/10

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