Captivity
Réalisé par Roland Joffé (2007)
Horreur
| Durée | 85 minutes |
| Sortie | 08/08/2007 |
| Note | 2/10 |
Le mannequin Jennifer Tree, arrogante et égoïste, est enlevée par un homme qui la terrorise mentalement et physiquement dans sa cave.
La critique
Par Tootpadu 10/08/2007
La liste des crimes contre le cinéma commis par cette production américano-russe est particulièrement longue. L'affiche française dit en effet vrai, lorsqu'elle vous invite à imaginer le pire. Du sadisme bestial complètement gratuit, des personnages hautement antipathiques, un scénario inexistant au début et d'une idiotie insupportable par la suite : le choix n'est pas aisé pour savoir par quoi commencer notre démontage en règle de ce nanar de premier ordre !
Les scènes soi-disant choquantes du début ne sont finalement qu'une énième conjugaison de la cruauté sans but, qui s'empare de plus en plus du genre. Cette glorification de la bestialité humaine, cette prédilection pour une approche voyeuriste de la souffrance ne nous inspire qu'une consternation et un dégoût violents. Pour nous, le cinéma n'est pas l'esclave des instincts humains les plus abjects, une condition pitoyable à laquelle il est abaissé pendant la première moitié du film. La torture du personnage principal, à qui on a le plus grand mal de s'identifier, est ainsi d'un ennui et d'un arbitraire difficilement supportables.
Notre constat n'aurait pas été plus sévère si le réveil du scénario ne s'était pas fait, si on n'avait dû assister pendant une heure et demie qu'à des scènes de torture exécrables. Mais les idées d'intrigue de plus en plus rocambolesques enfoncent le film dans un domaine encore plus méprisable de l'insulte au spectateur. Ainsi, l'option la plus ridicule et improbable est choisie chaque fois que le récit se retrouve au point mort. Vu qu'il n'y a pas de raison valable pour garder la cruche enfermée, des revirements inexplicables et proprement navrants s'entassent pendant une heure.
Nihiliste, sexiste et, avant tout, incroyablement stupide, ce film nous fait regretter encore un peu plus le succès de Saw, qui a inspiré une série ininterrompue de copies bâclées, dont cette bouse fait indubitablement partie.
Les scènes soi-disant choquantes du début ne sont finalement qu'une énième conjugaison de la cruauté sans but, qui s'empare de plus en plus du genre. Cette glorification de la bestialité humaine, cette prédilection pour une approche voyeuriste de la souffrance ne nous inspire qu'une consternation et un dégoût violents. Pour nous, le cinéma n'est pas l'esclave des instincts humains les plus abjects, une condition pitoyable à laquelle il est abaissé pendant la première moitié du film. La torture du personnage principal, à qui on a le plus grand mal de s'identifier, est ainsi d'un ennui et d'un arbitraire difficilement supportables.
Notre constat n'aurait pas été plus sévère si le réveil du scénario ne s'était pas fait, si on n'avait dû assister pendant une heure et demie qu'à des scènes de torture exécrables. Mais les idées d'intrigue de plus en plus rocambolesques enfoncent le film dans un domaine encore plus méprisable de l'insulte au spectateur. Ainsi, l'option la plus ridicule et improbable est choisie chaque fois que le récit se retrouve au point mort. Vu qu'il n'y a pas de raison valable pour garder la cruche enfermée, des revirements inexplicables et proprement navrants s'entassent pendant une heure.
Nihiliste, sexiste et, avant tout, incroyablement stupide, ce film nous fait regretter encore un peu plus le succès de Saw, qui a inspiré une série ininterrompue de copies bâclées, dont cette bouse fait indubitablement partie.
Vu le 10 août 2007, au MK2 Bibliothèque, Salle 12, en VO
★★☆☆☆☆☆☆☆☆
2/10