Jardin des Finzi-Contini (Le)
Réalisé par Vittorio De Sica (2007)
Drame historique, Reprise
| Durée | 94 minutes |
| Sortie | 18/07/2007 |
| Note | 6/10 |
Ferrare, au nord de l'Italie, de 1938 à 1943. La famille aristocrate des Finzi-Contini subit les mêmes réprimandes que les autres juifs de la ville. Retirés derrière les murs de leur jardin immense, ses membres font semblant d'ignorer le durcissement du fascisme. En ces temps mouvementés, Giorgio, également juif, est tombé amoureux de Micol Finzi-Contini, son amie d'enfance. Un sentiment que ne partage pas la jeune femme imprévisible.
La critique
Par Tootpadu 10/07/2007
La persécution des juifs en Italie sur fond d'un amour de fin d'adolescence qui se termine comme toutes ces affaires de coeur naissant : misérablement. Les thèmes universels et les événements ponctuels affichent une complémentarité plutôt réussie dans ce film italien, couronné par un Ours d'or et l'Oscar du Meilleur film étranger il y a plus de trente ans. En même temps, ce dernier film marquant de Vittorio De Sica est très représentatif de son époque, où la mémoire de la Seconde Guerre mondiale n'était pas encore acquise et où les romances à l'eau de rose n'étaient pas encore cantonnées dans des séries télé insipides.
En effet, Le Jardin des Finzi-Contini, avec sa photo très douce et sa structure profondément romancée, fait figure de précurseur dans le domaine des films qui rendent compte, jusqu'à ce jour, des atrocités de l'extermination des juifs par les nazis à partir d'un cadre individuel. Cependant, le ton est si sophistiqué (rien que les plans récurrents des mains) et les répressions sont montrées avec tellement de délicatesse que l'impact émotionnel s'opère avant tout parce qu'on sait ce qui attend les personnages après la fin du film.
En effet, Le Jardin des Finzi-Contini, avec sa photo très douce et sa structure profondément romancée, fait figure de précurseur dans le domaine des films qui rendent compte, jusqu'à ce jour, des atrocités de l'extermination des juifs par les nazis à partir d'un cadre individuel. Cependant, le ton est si sophistiqué (rien que les plans récurrents des mains) et les répressions sont montrées avec tellement de délicatesse que l'impact émotionnel s'opère avant tout parce qu'on sait ce qui attend les personnages après la fin du film.
Vu le 3 juillet 2007, au Club de l'Etoile, en VO
★★★★★★☆☆☆☆
6/10