Scorpion
Réalisé par Julien Seri (2007)
Drame
| Durée | 94 minutes |
| Sortie | 21/02/2007 |
| Note | 5/10 |
Une tête brûlée, Angelo ne vit que pour la boxe Thaï. Mais lorsque son tempérament lui joue un tour fatal, il se retrouve en prison pour six ans. A sa sortie, il sombre dans l'alcoolisme. Ce n'est que la rencontre avec Virginie qui le sort de sa léthargie. Mais la jeune femme est au service de Marcus, un sombre parvenu mêlé à des affaires louches, qui compte faire d'Angelo son poulain dans les combats Free Fight, de la boxe sans règles, ni arbitre.
La critique
Par Tootpadu 05/01/2007
Un homme qui est arrivé tout en bas de l'échelle sociale doit faire face à un milieu infernal pour regagner un peu de dignité. Rien de très original à cette trame que Julien Seri a choisi pour son deuxième film en tant que réalisateur. L'intrigue progresse de façon schématique, par à-coups aussi prévisibles qu'inévitables. Surtout au début, la mise en scène insiste un peu trop sur l'application minutieuse avec laquelle elle agence toutes les pièces de l'histoire.
Toutefois, l'histoire en elle-même, riche en clichés de la brute au coeur en or jusqu'à la pute qui veut arrêter, est l'aspect le moins intéressant et le moins réussi du film. Elle assiste davantage Julien Seri a brosser le portrait antipathique d'un milieu sombre et nihiliste. Descendre dans l'antre de la déchéance n'est guère un exercice agréable pour le spectateur, écoeuré à la longue par les combats d'une violence gratuite difficilement supportable, mais le réalisateur sait s'imprégner assez de cet univers glauque pour le présenter d'une manière convaincante.
La noirceur du propos ne se craquèle désagréablement que lorsque le récit aspire à une sphère plus saine et ordinaire. Outre la voix off d'Angelo qui introduit et clôt l'action dans un ton un peu pompeux, ce sont principalement la première rencontre avec Virginie et la fin très poussive qui dénotent. Lors de l'apparition de cet ange, qui n'en est bien sûr qu'aux yeux du pauvre Angelo au bout du rouleau, Clovis Cornillac, autrement très efficace du côté physique de son rôle, retombe dans le jeu un peu bête et enfantin qui caractérise plutôt ses nombreux personnages comiques. Pour indiquer le coeur tendre de cette brute impitoyable, on s'attendait à une astuce un peu moins voyante. Et puis, l'épilogue hautement expéditif anéantit presque, dans toute sa niaiserie et son empressement de clore même les fils les plus superflus de l'intrigue (la journaliste), la tonalité fermement sombre qui donne un peu de caractère au film.
Il y a certes une progression notable dans le travail de Julien Seri depuis son premier film (Les Fils du vent). Mais en même temps, ce dernier était si pitoyable qu'il était difficile de faire pire. Dans le cas improbable que le réalisateur continue sur sa trajectoire ascendante, son prochain film devrait s'approcher du chef-d'oeuvre. Il nous paraît cependant plus raisonnable de lui prédire un parcours sans éclat au sein d'un cinéma français populaire plutôt opportuniste.
Toutefois, l'histoire en elle-même, riche en clichés de la brute au coeur en or jusqu'à la pute qui veut arrêter, est l'aspect le moins intéressant et le moins réussi du film. Elle assiste davantage Julien Seri a brosser le portrait antipathique d'un milieu sombre et nihiliste. Descendre dans l'antre de la déchéance n'est guère un exercice agréable pour le spectateur, écoeuré à la longue par les combats d'une violence gratuite difficilement supportable, mais le réalisateur sait s'imprégner assez de cet univers glauque pour le présenter d'une manière convaincante.
La noirceur du propos ne se craquèle désagréablement que lorsque le récit aspire à une sphère plus saine et ordinaire. Outre la voix off d'Angelo qui introduit et clôt l'action dans un ton un peu pompeux, ce sont principalement la première rencontre avec Virginie et la fin très poussive qui dénotent. Lors de l'apparition de cet ange, qui n'en est bien sûr qu'aux yeux du pauvre Angelo au bout du rouleau, Clovis Cornillac, autrement très efficace du côté physique de son rôle, retombe dans le jeu un peu bête et enfantin qui caractérise plutôt ses nombreux personnages comiques. Pour indiquer le coeur tendre de cette brute impitoyable, on s'attendait à une astuce un peu moins voyante. Et puis, l'épilogue hautement expéditif anéantit presque, dans toute sa niaiserie et son empressement de clore même les fils les plus superflus de l'intrigue (la journaliste), la tonalité fermement sombre qui donne un peu de caractère au film.
Il y a certes une progression notable dans le travail de Julien Seri depuis son premier film (Les Fils du vent). Mais en même temps, ce dernier était si pitoyable qu'il était difficile de faire pire. Dans le cas improbable que le réalisateur continue sur sa trajectoire ascendante, son prochain film devrait s'approcher du chef-d'oeuvre. Il nous paraît cependant plus raisonnable de lui prédire un parcours sans éclat au sein d'un cinéma français populaire plutôt opportuniste.
Vu le 4 janvier 2007, au Planet Hollywood Champs-Elysées
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10